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Dans la longue liste du politiquement correct, auquel il serait suicidaire de ne pas souscrire on se doit d’accepter comme une vérité que  les femmes ne touchent pas pour leur travail un salaire  équivalent  aux hommes.


 C’est ce que régulièrement les ministres s’appuyant sur une batterie de sondages nous assènent, partant du constat que les femmes sont, dans ce pays, payées en moyenne 30% de moins que les hommes, il faut donc légiférer pour que cesse cette inégalité.


C’est bien dans la transformation de cette dernière proposition assurément exacte, dans la formulation première que se produit l’une de ces pirouettes sémantiques dont tendent à abuser les faiseurs d’opinion. Car si les femmes gagnent moins que les hommes ça ne peut être que parce que leur salaire est moindre, prétendent nos sophistes.


Et bien, ce n’est en rien prouvé ! Pour y voir clair, indiquons quelques uns des paramètres qui concourent à la fixation du salaire : le niveau du poste, la qualification de l’impétrant, son ancienneté, la durée du temps de travail, le lieu où s’exécute les tâches et j’omets quelques autres variables comme la taille de l’entreprise, l’age du salarié et sa performance dans son job…


Il s’agit dès lors de comparer le salaires des femmes et des hommes toutes choses égales par ailleurs et d’en déduire que, toutes choses égales par ailleurs, les premières gagnent 10 à 20% de moins que ces derniers ! Si on veut bien noter qu’aucune de nos grandes entreprises, de nos administrations, qu’aucune société dans tout ce qui est banques, assurances, informatique, audio visuel… ne pratiquent d’écart salarial pour un poste donné selon le sexe, on se perd en conjectures pour savoir où et par qui sont salariées ces femmes qui travaillent pour une bouchée de pain ?


A-t-on jamais entendu dire qu’une préfète était moins rémunérée qu’un préfet, qu’une institutrice moins que son collègue masculin, ou qu’une commerciale de chez Renault avait un fixe inférieur à son homologue male. Si tel était le cas, on aurait le droit de penser que les syndicats de ces organisations ne sont pas à la hauteur de leurs missions ! 


Alors où est-ce donc ?


Est-ce dans le textile ?  Pas possible tout est délocalisé ! 


Est-ce dans le bâtiment ? Pas possible la main d’œuvre est y exclusivement masculine.


Serait-ce dans les services ou dans le commerce voire dans l’agriculture ?

 
Qu’attend-on pour nous dire qui sont ces employeurs exploiteurs de nos filles, de nos femmes et de nos mères, à moins qu’ils n’existent que dans la tête de politiciens qui, à la recherche d’un thème de croisade pour s’attirer les faveurs de l’électorat féminin, ont cru enfin dénicher la bonne idée.


Dommage qu’il ne se soit trouvé personne ou presque pour demander qu’on apporte la preuve, sur une base statistique sérieuse, de ce qui est avancé. Car si le revenu salarial moyen est bien inférieur de 30%, ou de tout autre chiffre aisément calculable, aucun indicateur ne permet d’établir l’existence pour un poste donné, exercé dans des conditions similaires, d’une disparité systématique au détriment de la population féminine. Ce que certaines d’ailleurs pourraient regretter car selon la loi du marché, à un coût salarial moindre correspondrait d’office un surcroît d’offre d’emplois !


Dommage surtout que les instigateurs de cette croisade manipulent les chiffres et les faits pour tenter de faire accroire à l’existence d’une inégalité là où il n’y a que l’expression d’une diversité culturelle et sociale dont nous n’avons pas à rougir.

 

 

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