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Dernier item de la litanie du politiquement correct, auquel il serait suicidaire de ne pas souscrire : « les femmes ne touchent pas pour leur travail un salaire équivalent aux hommes. »

Le constat serait accablant, s’appuyant sur une batterie de sondages : les femmes sont, dans ce pays, payées en moyenne 25% de moins que les hommes.  Xavier Bertrand, le ministre du travail tout fraîchement auréolé du prestige de n’avoir pas trébuché dans la gestion de la crise des retraites va s’appliquer à tenir la promesse du candidat Sarkozy. Résorber en deux ans les écarts salariaux. Pour ce faire il n’y aura pas da carottes mais des coups de bâton, des sanctions !


Sur le principe de l’égalité il y a unanimité* : à travail égal, salaire égal. Faut-il que ce principe soit violé pour que le constat de la disparité soit dressé ? Cette déduction n’a que l’apparence de l’exactitude.  C’est que la réalité du constat n’infère pas le non respect du principe d’égalité. C’est une manipulation sémantique dont abusent les faiseurs d’opinion. Les femmes peuvent-elles gagner moins que les hommes, sans que leur salaire soit moindre, et bien oui, a contrario de ce que prétendent nos sophistes.


Pour y voir clair, indiquons quelques-uns des paramètres qui concourent à la fixation du salaire : le niveau du poste, la qualification de l’impétrant, son ancienneté, la durée du temps de travail, le lieu où s’exécute les tâches et j’omets quelques autres variables comme la taille de l’entreprise, l’âge du salarié et sa performance dans le job.


Il s’agit dès lors de comparer le salaire des femmes et des hommes toutes choses égales par ailleurs et d’en déduire que, toutes choses égales par ailleurs, les premières gagnent en moyenne  25% de moins que ces derniers ! Si on veut bien noter qu’aucunes grandes entreprises, administrations, qu’aucuns employeurs dans tout ce qui est banques, assurances, informatique, audiovisuel... ne pratiquent pour un poste donné, d’écart salarial selon le sexe, on se perd en conjectures pour savoir où et par qui sont salariées ces femmes qui travaillent pour une bouchée de pain ?


N’a-t-on jamais entendu dire qu’une préfète était moins rémunérée qu’un préfet, qu’une institutrice moins que son collègue masculin, ou qu’une commerciale de chez Renault avait un fixe inférieur à son homologue mâle. Si tel était le cas, on aurait le droit de penser que les syndicats de ces organisations ne sont pas à la hauteur de leur mission !


Alors où est-ce donc ?


Est-ce dans le textile ? Pas possible tout est délocalisé !


Est-ce dans le bâtiment ? Pas possible la main-d’œuvre est y exclusivement masculine.


Serait-ce dans les services ou dans le commerce voire dans l’agriculture ?


Qu’attend-on pour nous dire qui sont ces employeurs exploiteurs de nos filles, de nos femmes et de nos mères, à moins qu’ils n’existent que dans la tête de politiciens qui, à la recherche d’un thème de croisade pour s’attirer les faveurs de l’électorat féminin, ont cru enfin dénicher la bonne idée. N’est ce pas là l’origine de la promesse « électoraliste » du candidat Sarkozy ?


Dommage qu’il ne se soit trouvé personne ou presque pour demander qu’on apporte la preuve, sur une base statistique sérieuse, de ce qui est avancé. Car si le revenu salarial moyen est bien inférieur de 25%, ou de tout autre chiffre aisément calculable, aucun indicateur ne permet d’établir l’existence pour un poste donné, exercé dans des conditions similaires, d’une disparité systématique au détriment de la population féminine. Ce que certaines d’ailleurs pourraient regretter car selon la loi du marché, à un coût salarial moindre correspondrait d’office un surcroît d’offres d’emplois !


Dommage surtout que les instigateurs de cette croisade manipulent les chiffres et les faits pour tenter de faire accroire à l’existence d’une inégalité là où il n’y a que l’expression d’une diversité culturelle et sociale dont nous n’avons pas à rougir. Alors s’agit-il de sacrifier un choix de société sur l’autel de la déesse Egalité ?

 

* en fait les contradicteurs sont juridiquement dans l’obligation de la boucler. Seule la démonstration par l’absurde permet de relativiser le politiquement correct. Idem la loi sur la non comptabilisation ethnique.

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