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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 21:37

leaf.jpg

On doit avoir mal compris, ou un élément capital nous aura échappé !

Car cette voiture électrique à 30.000€ - prime – c’est à dire impôt pour les gogos – déduite,  reviendra tout de même à 27.000€ ! Un gadget pour milliardaire, pas vraiment la future 4 Cv des classes populaires.

"Seulement 2 € les 100 km au lieu de 12 pour la voiture conventionnelle" s’extasie le vendeur de la Leaf  de Renault Nissan.  Mais qui va acheter une familiale dont on doit changer ou recharger les batteries tous les 160 km ?

Résumons l’offre. Pour le prix d’une très grosse, vous pouvez roulez 80 km avant de sérieusement songer à faire demi tour, sauf à connaître un point pour échanger vos batteries. Sinon une halte de  8 heures est indispensable pour les recharger et espérer revenir à son point de départ.

N’imaginez pas ressortir le soir même parce que des potes déboulent à l’improviste, la voiture n’est pas disponible, et informez votre femme qu’elle s’abstienne d’accoucher au milieu de la nuit, la voiture n’a pas fini d’être rechargée : heureusement il y aura toujours les pompiers qui ne carburent pas à l'électricité.

Soyons sérieux ! si Heuliez n'a pas trouver de capitalistes pour la renflouer, c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas de marché pour un produit aussi extravagant. Une voiture qui coute la peau des fesses et dont on n’est jamais certain qu’elle sera dispo quand on en aura besoin. On voudrait nous persuader qu’e c'est une alternative à la bonne vielle bagnole ! Des rigolos ces écolos ?

Sans doute, parce que ce challenge pour marketter n’a semble-t-il pas convaincu beaucoup d’hommes d’affaires.

Alors si le marché se limite aux jet setters qui pour frimer veulent rouler écolo, doit on faire payer aux contribuables la prime écolo de 5.000 € ?

 


 


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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 09:24
eads_boeing-copie-1.jpgEADS : Affaire d’État ! L’incroyable naïveté de nos dirigeants éclate à travers l‘histoire des avions ravitailleurs américains. Après Christophe Colomb les plus madrés de nos Industriels en sont encore à découvrir l’Amérique et ses facettes.

D’aucuns se seraient méfiés. Devoir repasser un concours qu’on a gagné à cause d’un mauvais perdant aurait rendu circonspect le plus novice des ingénieurs d’affaire qui aurait craint le coup fourré. Nos brillants stratèges ont foncé tête baissée, c’est du moins l’impression qu’ils donnent mesurée à l’aune de leur frustration.

Soit ils jouent l’ingénuité ce qui ne plaide pas en faveur de leur qualité de stratège, car sachant les dés pipeautés ils n’ont pas pris le bon peuple à témoin en temps et en heure, histoire de démasquer les tricheurs; soit ils étaient crédules et ont joué de bonne foi le rôle de braves idiots que les américains leur ont imposé et alors quels piètres hommes d’affaires.

Il n’est pas un scénario pour les dédouaner et les mettre à l’abri de la nécessité de se remettre en question. Sauf à considérer que les gouvernants – niveau où se joue ce genre de deals – ne les aient conforté dans leur analyse que le deal était fair, et c’est au niveau des chefs d’État que l’on doit exiger des explications.

L’Amérique est impériale depuis qu’elle est l’Amérique : le « fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais »  est sa devise. Que les franco allemands en soient toujours à découvrir l’impérialisme américain est la plus triste des conclusions de ce fiasco européen.


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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 21:53
Merci les grecs ! A notre porte une étude de cas, comme on les enseigne dans les business schools. La Grèce développe en modèle réduit le syndrome qui peut frapper tous les pays qui vivent au dessus de leurs moyens. Le notre en particulier. La crise que subit la Grèce ne doit rien  aux sub primes, rien aux traders : c’est le contre exemple qui ruine la belle rhétorique des gouvernants : les américains en offrant des facilités de prêts aux moins favorisés (sub primes ) et en créant des produits dérivés (titrisation) ont – pour satisfaire la cupidité de leurs traders -  causé la crise que nous traversons.

Faux !

La Grèce ne peut plus faire face à ses dettes parce qu’elle n’a plus accès à la planche à billets, contrairement à la France des années 50. Immergé dans un système qui la protège elle a pu faire illusion en présentant des faux bilans. Une dévaluation aurait il y a quelques années remis les compteurs à zéro, ruiné les rentiers, aggravé les inégalités et relancé l’économie au profit des apôtres du libéralisme.

La Grèce ne peut entraîner la faillite de l’Euro vu le poids epsilonnesque de son économie dans cette zone. Cette crise inquiète seulement parce qu’elle anticipe les problèmes que l’on va retrouver en Espagne, en Italie, en France pour ne citer que quelques uns des pays qui depuis des lustres dépensent plus qu’ils ne produisent. Le poids des déficits accumulés par tous ses Etats ne peut plus être gommé par l’inflation. Les déficits doivent un jour où l’autre être payés par un réajustement des parités, c’est à dire par une dévaluation : donc un appauvrissement.

Toute la finance virtuelle et les bulles qui se créent ici ou là ne peuvent masquer l’implacable loi du marché : ceux qui prêtent ne le font qu’à ceux qui peuvent rembourser en valeurs bien réelles et non pas en monkey money ! Et les pays en déficit structurel sont condamnés à emprunter.

Merci à la Grèce de rappeler ces évidence dignes d’un cours d’économie pour CP !

 
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 21:45
perrier.jpgPerrier Toyota : tout semble les séparer, un produit d’une biblique simplicité vs un produit de haute technologie. Pourtant à quelques 20 ans d’écart l’ex roi de l’eau gazeuse et le nouvel empereur de l’automobile  sont confrontés au même désastre industriel sur le marché américain.

L’obligation de rappeler ses
quarts pour le premier, ses voitures pour le second n’est que l’aboutissement d’un processus qui fait de l’EPS* le roi, avant d’en être la victime. – 20 % sur la valorisation de Toyota en quelques jours.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets on peut déjà affirmer : que rien ne sera plus comme avant et que le leaderstoyota.jpghip de Toyota est perdu pour longtemps. Perrier n'a jamais retrouvé sa position d'avant l'accident.

Nul ne songe à reprocher aux concurrents en embuscade de s’engouffrer dans la brèche, d’autant que rien ne les met à l’abri d’un revers de fortune.

Les leçons de l’échec seront –elles tirées ? Alors qu’un patient travail de fourmi avait permis à Toyota de détrôner le colosse de Detroit sa précipitation à asseoir sa suprématie lui a fait abandonner les méthodes qui avaient fait son succès. C’est une contre révolution qu’il faudra mener pour redonner aux valeurs d’antan le poids qui leur a récemment manqué aboutissant aux conséquences désastreuses que l’on sait. Une contre révolution ne réussit jamais avec les équipes qui ont conduit à la nécessité d'un renversement. Voir le système banquaire pour ceux qui en douteraient.

L’arrogance est semble-t-il le vice caché qui défait les leaders. Kodak n’existe plus, IBM n’est pas même l’ombre de ce qu’il fut, On ne parle plus de MicroSoft déjà en route pour les oubliettes. Apple et Google sont sur la liste des prochaines victimes du fléau qui entraîne, plus que la maximisation de l’EPS, les sociétés vers le déclin.

Peut-on réussir et rester humble ? C’est la question shakespearienne qui se pose aux leaders.



* Earning per share


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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 21:32
Les chiffres publiés aujourd’hui  se passent de commentaires. La décélération est telle que toute référence à des situations connues est nulle et non avenue. Peu importe si dans le passé la relance par la consommation a échoué, si dans le passé les méthodes Reagan ou Tatcher se sont révélées efficaces, jamais nos économies n’avaient subi un choc de l’ampleur de celui qui sape les fondements de notre vivre ensemble collectif.

Les « fondamentaux » des systèmes hérités des années de croissance imperturbable, bâtis sur l’illusion d’une croissance perpétuelle à deux chiffres, de déficit permanent dont le cumul ne devrait jamais être soldé s’écroulent sans que nul ne songe à remettre les pendules à l’heure.

N’en déplaise à nos experts, à nos politologues, à nos hommes de droite ou de gauche, tout ce qui se dit, s’écrit aujourd’hui masque l’essentiel : le monde ne peut vivre indéfiniment à crédit.

Ce que nous subissons aujourd’hui n’est pas tant la conséquence du capitalisme financier que la réplique sismique du vivre à crédit dans lequel nos économies se développent depuis 3 ou 4 décennies. Le réajustement a certes été déclenché par la crise financière dont on nous abreuve mais la nécessité du réajustement tient à des états plus chroniques qu’il faut remettre en cause.

Parmi ces états, l’impossibilité de dépenser sur une longue durée plus qu’on ne produit. Or la régulation des distorsions sociales par une redistribution en amont de la création de richesse a créé l’illusion de la capacité inépuisable de financement des déficits sociaux.

Aussi la croyance que le développement économique permettrait sur la durée la répartition équitable des richesses produites.

Enfin  l’illusion entretenue que l’on est capable de mesurer la quote-part contributive de chacun des acteurs de cette croissance : l’Etat, le travailleur et le capital. Ces fameux trois tiers que l’on a décidé brutalement et arbitrairement de rendre égaux.

Face à la nécessité d’un réajustement brutal il faut admettre comme inéluctable la réduction de nos niveaux de vie à celui qui correspond à notre aptitude à garder des comptes équilibrés. Le coût du décrochage -  soins palliatifs dirait le réanimateur – devra être supporté par ceux qui ont bénéficié des excès du système.

A savoir : un impôt exceptionnel sur le capital et un prélèvement sur les revenus sont nécessaires pour amortir le choc que nous subissons.

La fiscalité des successions est la solution à l’impôt sur le capital. Elle évite de spolier les créateurs de richesses, et permet à l’Etat d’adosser un emprunt géant sur les futures rentrées fiscales sans alourdir sa dette.

Un prélèvement additionnel et progressif sur les revenus soumis à l’impôt permet de financer les amortisseurs sociaux dont l’objectif est d’assurer le vivre ensemble collectif et la cohésion sociale.

Autant dire que la loi TEPA doit passer à trépas .
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 10:41
L’information a été glissée au JT de 20 heures, elle étrangement absente ce matin des sources d’information. Les faits : une gigantesque escroquerie bancaire a fait perdre 50 milliards de dollars aux établissements financiers (10 fois le krach de la société générale).  La BNP et d’autres banques françaises seraient lourdement  piégées dans cette débâcle. (TF1 de 20 H.)

Pour combien : on ne le sait pas. L’information la plus consternante est la succession de débâcles dont on ne voit pas la fin. Cette affaire frauduleuses n'a pu fonctionner qu'en impliquant des centaines de personnes très haut placées ( et motivées à se taire) dans l’establishment financier : or elle vient seulement de surfacer.

Combien d’autres krachs vont-il se déclarer ? quand les banques cesseront elles de se prétendre vertueuses alors qu’elles ignorent  les chemins qu’ont emprunté les fonds qui leur sont confiés ?

L'illusion que les banquiers peuvent s'auto régénerer est une gigantesque arnaque intellectuelle. On doit mettre un terme aux agissements des états major des banques ,  et les nationaliser le temps d’un nettoyage complet de leurs écuries.

Bouton : la figure emblématique du faussaire banquier.




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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 09:27
S’il y a de l’eau dans le gaz, ce n’est pas de l’eau ordinaire, mais du super !

Les années écoulées les gouvernements ont justifié l’augmentation incessante du prix du gaz par son indexation automatique sur le prix du baril. Cette indexation avait pour objet d’éviter des arbitrages incessants et contradictoires entre ces deux énergies fossiles. On croyait avoir compris.

Mais depuis le début de l’année le gaz a augmenté de plus de 15 %, le pétrole a chuté de 50% au moins.

On apprend de la bouche des autorités qu’au mieux le gaz n’augmentera pas cet hiver, mais de baisse il n’en est pas question.

Quelle logique derrière cette situation ? Une bonne nouvelle si cela nous indique que dorénavant le prix du gaz évoluera selon la loi de l’offre et de la demande, à moins que ce ne soit tout simplement une décision dont la seule cohérence est de privilégier un gros contribuable : à savoir le groupe GDF Suez.

Michel COUDERT  Candide

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 21:05
Relance par l’investissement public, dont le mix comprend des actions à long terme : les grands travaux type TGV et des actions à court terme, aides au bâtiment et à l’automobile…c’est un bon plan que celui que vient de présenter le président Sarkozy

Le montant de l’ordre de 1% du PIB correspond à ce que font nos voisins. Impact négatif certes sur le déficit mais non pour financer de la consommation, donc des importations mais pour améliorer la production intérieure donc l’emploi des français et leur capacité à restaurer à terme l’équilibre du budget.

C’est Keynes qui est revenu par la porte de service, lui qui avait développé sa théorie au lendemain de la crise de 29. C’est le chantre du capitalisme régulé qui signe la deuxième mort de Friedman qui avait quitté le monde qu’il nous a façonné quelques mois seulement avant de voir le naufrage de sa pensée.

Combien de temps faudra –t-il à Friedman pour prendre sa revanche et être de nouveau en odeur de sainteté ? Juste le temps pour les États de mettre en place la bureaucratie qui va de pair avec l’étatisation de l’économie qui conduit à l’accumulation des déficits et à son corollaire  l’inflation….dont le libéralisme nous guérira !

Michel COUDERT  Candide
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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 17:27
"Dis moi comment tu empruntes, je te dirai qui tu es !"

C’est peu ou prou la lecture que Philippe Marini sénateur de l’Oise fait du rapport du conseil économique et social qui décrit la situation de surendettement qui frappe de plus en plus de familles en proposant de légiférer.

Le crédit revolving dont les taux frôlent l’usure est un outil permettant en cas de précarité d’assurer les dépenses courantes à un coût exorbitant. (autour de 20%).

Il pousse à la consommation d’autant plus que sa publicité n’est pas contrôlée. Les banques aux quels l’État vient de garantir les prêts s’étaient jusque là opposées à toute régulation de cette forme de crédit. Dans le contexte de la crise dont les effets pèsent lourdement sur les ménages déjà endettés il est critique que les banques ne profitent pas de l’étranglement de certains clients pour leur offrir des ré échelonnements de dettes à des conditions qu’ils ne pourront pas honorer, les entraînant dans la spirale du surendettement.

Le bons sens qui semble inspirer le sénateur de l’Oise le conduit à protéger le consommateur à l’encontre de son plein gré puisque ce dernier ne peut ignorer qu’il outrepasse ses moyens financiers et à sanctionner les banques qui ne s’assureraient pas de la solvabilité de leur client.

C’est au détriment de leur liberté de s’endetter… penseront les libéraux. C’est pour leur éviter de les retrouver en commission de surendettement pourrait-on leur rétorquer.

La contradiction n’est qu ‘apparente. Les consommateurs compulsifs qui forment le gros du troupeau des surendettés actifs (par opposition à ceux qui le deviennent victimes d’un événement extérieur, maladie, chômage etc.…) contourneront la législation si d’aventures elle était adoptée. Ce ne sont pas quelques spots publicitaires préventifs ou quelques restrictions à la facilité de distribuer les crédits revolving qui les guériront de leurs troubles obsessionnels.

Marini se paie un coup de pub, mais ne résout certainement pas le problème de la baisse du pouvoir d’achat et sa conséquence chez les moins favorisés.

Michel COUDERT Candide
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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 16:56
Qui a suffisamment de cheveux blancs sans être déjà pénalisé par une mémoire défaillante peut se souvenir d’une dizaine pas moins de déclarations aussi tonitruantes que définitives sur l’allègement des formalités et la suppression de la paperasserie pré requise à la création d’une entreprise.  

Parcours initiatique censé valider la ténacité du futur chef d'entreprise, qualité indispensable au succès de son projet, ces sauts d’obstacles disséminés par les pouvoirs publics sont promis à disparition par chaque nouveau gouvernement.

Dernière en date, l’annonce par le ministre Novelli d’un statut de l’auto entrepreneur – promu arme anti crise, qui doit permettre à un salarié de cumuler le revenu d'une nouvelle activité et le salaire de son employeur. Idem pour le chômeur.

Ce régime dispense de nombreuses formalités, et bien entendu d’avoir des salariés,  l’activité étant dés lors entièrement dévolue à son créateur.

Parmi les prestataires qui pourraient entrer dans le champ d’application de la loi de modernisation de l’économie dont ce dispositif est issu  : les webmasters !

Bonne idée !  même s’il apparaît à première lecture que toute cette affaire n’est que le ravaudage  d’un régime déjà bien rodé et connu des créateurs et des petits entrepreneurs, celui de la micro entreprise.

Comme quoi tout n'est qu' affaire de communication.

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