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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 11:26

Rien ne peut se faire sans elle, sans son assentiment, ou au minimum sa neutralité bienveillante. Et quoique son influence soit omniprésente jusque dans la moindre bourgade reculée du désert auvergnat, elle n’est pas invitée, pas sollicitée encore moins convoquée par les candidats.


Voudraient-ils laisser croire qu’ils ont la liberté d’agir à leur guise, qu’ils ont l’intention de prendre leurs aises avec ses directives qu’ils n’agiraient pas autrement.


Certain(e) par forfanterie vont jusqu’à la chapitrer, prétendre lui imposer leur idéologie, lui enjoindre d’appliquer à tous ses membres le fruit de leur élucubration. Peut-il y avoir plus grande mystification que de clamer « si je suis élu, l’Europe se pliera à mes décisions » ?


Pauvre Ségolène, pauvre François, un peu de décence ! La France a plombé l’Europe pour deux raisons essentielles :


Votre défausse sur son compte pour toutes les mesures impopulaires que vous lui avez imputées sans avoir le courage de les endosser, et sur ce terrain c’était à celui qui en rajouterait la plus forte couche dans le « on s’est battu comme des lions, mais c’est la faute à Bruxelles ».

 
Et puis, parce qu’il a joué sa partition de jusqu’au boutiste plus loin que tout autre, Chirac a créé en Europe un rejet de la France. Son entêtement dans la négociation de la PAC , au profit de son million d’obligés, les nouveaux fonctionnaires que sont devenus les agriculteurs, ses électeurs, a ruiné le crédit que la France devait à son statut de membre fondateur.

Dans ce contexte accablant on comprend que l’Europe soit l’absente. Les héritiers de Chirac ont besoin des voix des paysans-fonctionnaires, les centristes sont tétanisées par le rejet de l’idée européenne dans l’inconscient des français, quant à la gauche elle a manqué imploser sur la question constitutionnelle.

Et pourtant l’Europe sera toujours là, au lendemain du deuxième tour, à fixer les limites à notre futur dirigeant. On comprend qu’il préfère taire qu’il a abdiqué beaucoup de libertés plutôt que de revendiquer qu’il se battra pour les récupérer.

Seuls Le Pen et les petits candidats annoncent – sans risque de mise en pratique – qu’ils ne veulent plus de cette Europe là. Mais pour les autres c’est l’omerta.

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 11:25

La dernière invention du gouvernement polonais consiste à faire signer par la population une déclaration de non collaboration. Le polonais pour ne pas risquer de perdre son emploi doit affirmer qu’il ne s’est pas compromis avec l’état communiste.


On en reste pantois ! Les polonais sont certainement gens vertueux. Mais tenter de faire croire que le communisme s’est installé en Pologne sans que les polonais ne participent à son éclosion c’est un peu comme faire croire qu’Hitler n’avait pas l’assentiment des allemands pour gagner les élections.


Le communisme était chez lui en Pologne, comme le nazisme en Allemagne et le franquisme en Espagne, tel un poisson dans l’eau. Aucune dictature ne survit 40 ans sans l’acquiescement de la majorité de la population.


Et de Gaulle nous a fait échapper à cette malédiction en nous sortant du camp des perdants. Il ne s’en est fallu que d’un iota pour qu’en 1948 on ne bascule du fait des communistes français dans le glacis soviétique.


Alors que les polonais aujourd’hui cherchent à ostraciser leur passé en montant les communistes actifs contre ceux qui n’étaient que spectateurs indifférents est une sinistre farce. L’Espagne, la Grèce ont réussi à éteindre les cendres des dictatures en évitant de fouiller dans l’histoire.


La Pologne n’exorcisera pas ses démons en prétendant que seule une infime fraction s’est associée au système communiste. Et d’ailleurs pour chasser le mal, n’est-il pas plus efficace d’en emprunter les habits ? Karol Wojtyla ne me contredira pas.

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 14:06

Chateaubriand nous invitait à économiser notre mépris, vu le nombre des nécessiteux ! Pourtant les professeurs du secondaire n’échapperont pas à notre vindicte, eux qui assujettis aux 18 heures hebdomadaires dérogent à leur mission existentielle : assurer la réussite des adolescents que l’Etat leur a confiée en refusant les heures sup pour leur faire passer le bac blanc.


Que cette corporation et ses plus influents syndicats appellent au boycottage de ces épreuves  soulève la colère des lycéens peu suspects de libéralisme primaire. Faut-il que les profs aient perdu tout sens des repères pour s’en prendre aux apprentis bacheliers au motif d’une infime réduction de leurs privilèges.


Pauvre France qui n’en finit pas de s’interroger sur les raisons de son déclin, et réagit si mollement quand l’une de ses respectables institutions – l éducation nationale – subit la jacquerie de ses titulaires.


Ne serait-ce l’occasion rêvée pour des candidats de prendre une position claire et d’abandonner la langue de bois? Vu l’importance qu’ils accordent à la formation et au rôle clé des enseignants pour assurer le renouveau qu’ils promettent à la France , peuvent-ils rester indifférents ? Leur silence est assourdissant.


C’est que le corps enseignant et son million d’électeurs pèsent plus lourd que l’avenir de nos enfants, qui – incidemment - ne votent pas encore ?


Plus facile de s’inquiéter de la dérive budgétaire qui fera peser sur la future génération le fardeau de la dette et écornera leur pouvoir d’achat, mais plus risqué de fustiger le corporatisme, l’égoïsme, l’étroitesse d’esprit de ceux qui jouent avec l’avenir immédiat de leurs étudiants, comme d’une carte pour monnayer leur minable revendication.


Et qu’attend Bayrou, le roi auto proclamé de l’Education pour faire entendre sa différence ?  Lui qui veut s’attaquer à la dette laisse ses copains des syndicats d’enseignants prendre en otage l’avenir des élèves de terminales.


Bayrou prétend avoir changé, et nous assure de son courage : son silence confirme qu’il est resté le même, celui qui cogérait avec les syndicats. Il est toujours  – excusez la vulgarité – la couille molle qui fit le bonheur des enseignants. Voila les français rassurés !

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 09:56

C’est la fermeture d’une parenthèse, du moins c’est ce que la France est en droit de souhaiter. Une parenthèse ouverte par l’avènement d’un monarque florentin prolongée par son dauphin corrézien.


Chirac a inventé la république compassionnelle, celle de la réduction de la fracture sociale à coup d’assistanat, d’incantations, de précautions et de beaucoup d’inaction ! Il a évité de remettre son pays au travail, il l’a bercé dans l’illusion d’un modèle franchouillard envié par un univers admiratif de gaulois attardés dans leur camp retranché.


Ce populiste a toujours su nous payer de mots pour nous faire patienter dans l’espoir de lendemains qui chantent. Ré élu miraculeusement suite au suicide du trotskyste déguisé en socialiste bon teint il a fait perdre encore un lustre aux français en refusant d’affronter la réalité d’un déclin qu’il a largement provoqué.


L’histoire qu’on ne prétend pas invoquer, retiendra sa responsabilité écrasante dans la remise en cause des grandes heures de notre passé, son acharnement à nous isoler du monde dans le quel on est - nolens volens - plongé.


Il restera la figure emblématique de ce que le système étatique à la française peut produire de plus détaché des réalités ; Un monarque conservé dans une tour d’ivoire qui avoue à ses concitoyens – comme lors de cette soirée électorale – « je ne vous comprends pas ».


On ne versera pas de larmes, pour cet adieu. Même si hier soir ses mots furent grandiloquents, le bilan est atterrant par sa vacuité.


La vigilance reste plus que jamais de mise pour emprunter un langage syndical, tant il semble que parmi ceux qui se bousculent pour lui succéder, peu revendiquent la rupture avec l’illusion entretenue d’une exception française qui nous placerait en dehors des réalités incontournables de ce début de siècle.


L’avenir de sombre qu’il est, pourrait alors devenir franchement noir.

 

 

 

 

 

 

 

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 08:41

« Rien appris» ! Après l’avoir écouté une heure durant on est resté sur sa faim. C’est à cet exploit que Bayrou, la nouvelle star des sondages – il est à égalité avec Ségolène -  nous a invité ce soir sur LCI. Rien n’est sorti de cette confrontation, le mot n’est pas forcé, avec des journalistes qui pourtant ne lui servaient pas la soupe.


Ce type est fumeux. Incapable d’aborder le problème de la gouvernance du pays sous sa virtuelle présidence, ses contorsions infantiles peuvent-elles tenir lieu de réponse à la question existentielle de sa capacité à former une majorité de gouvernement ?


D’autres candidats prennent les français pour des demeurés, mais aucun chez ceux qui peuvent  prétendre à la plus haute destinée. Cette infantilisation de l’électorat, ce refus de répondre à quelques questions que ce soit est une insulte à la fonction de président de la république. Et la pirouette qui consiste à rappeler que Mitterrand lui-même n’en a pas fait plus avant son élection de 1981 n’est qu’un hommage que le vice rend à la vertu.


Son imprécision sur la réforme des collectivités locales, son obstination à défendre un bilan de ministre de l’éducation alors que personne ne peut citer une seule réalisation, sa difficulté à s’exprimer avec clarté sur un sujet d’actualité : Airbus et sa superbe qui sue de tous les pores de sa peau de vieux briscard des tréteaux ...en font le fils spirituel (?), le digne successeur, en ce qu’il avait de pire, du florentin. Un marchand d’illusions.


On comprend qu’il ratisse large chez les bobos et les socialos.

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 09:06

Le français est roublard, le couple Royal est français, le couple Royal est roublard ; CQFD. Toute familiale quelle soit la maison Royal ne vaudrait pas un clou ! Le Canard ne fait qu’enfoncer ce clou en tordant le cou à cette histoire là.


Etait-ce bien utile ? car la démonstration est extensible à tous les autres candidats. Quelque soient leurs cris d’orfraies ils ont tous péché en bon français et il n’est que question de temps pour voir surgir une affaire qui viendra ternir l’image de ceux qui se croyaient jusqu’ici à l’abri de la mise en évidence de leurs turpitudes.


Cette fausse incursion de la morale dans le débat devrait inciter les candidats à manipuler avec précaution les incantations vertueuses dont ils parsèment leurs professions de foi, du style « avec moi, plus jamais ça ! ».


On savait que les Royal avaient « horreur des riches », on les découvre donc masochistes.

Peut-on présider si on ne s’aime pas ? La question méritait d’être posée.

 

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 09:43

Il y eut comme un blanc, un long blanc. Alors que la question semblait bien anodine, les dirigeants des 4 principaux instituts de sondage restèrent cois. On ne saurait pas si le Front National figurait parmi leurs clients. Puis la réponse se formula sur les lèvres d’un des participants. « Nous refusons de travailler pour le Front !, c’est contraire à notre éthique ». Sur cette lancée les 3 autres lui emboîtèrent le pas : eux aussi s’interdisaient de sonder pour Le Pen. Le journaliste* resta pantois. Les patrons des Ipsos et autres CSA réalisèrent qu’ils venaient d’ôter le masque de la neutralité de leur organisation. Non, ils agissaient professionnellement avec un parti pris anti Front, au nom d’une éthique !


Passe encore qu’ils fassent de la discrimination et de la sélection de leur client, ce qui est notoirement répréhensibles. Le plus choquant c’est le parti pris affiché par les pros du sondage contre une formation qui représente les aspirations d’environ 20% des français.


Comment croire à l’honnêteté de professionnels qui cachent leurs préférences partisanes et ne l’ont admis qu’accidentellement.


Des institutions qui refusent de travailler pour certains donneurs d’ordre admettent tripatouiller les réponses données par les sondés proches de l’extrême droite. Et si il fallait en apporter la preuve, le fiasco des instituts en 2002 pour anticiper la présence de Le Pen au deuxième tour en ferait la démonstration.


Les instituts ne sont pas au dessus de tout soupçon. Non seulement ils trafiquent les résultats qui sortent de leurs ordinateurs en refusant d’expliquer sur quelles bases sont faites les corrections, mais de plus ils travaillent au profit exclusif de certains partis pour les quels ils façonnent l’opinion, au nom d’une « éthique » partisane.


On comprend mieux Le Pen et ses diatribes contre les sondeurs patentés qui se sont laissés prendre en flagrant délit de manipulation.

 

 

 

 * Emission C’ dans l’air du 5 mars sur France 5

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 10:34

La fuite en politique est une qualité largement répandue. On n’en voudra pas aux candidats de ne pas se comporter en Louise Michel ou en Napoléon au pont d’Arcole. Mais la confrontation de leurs attitudes face aux obstacles du moment et les incantations dont l’arène politique retentit à ses temps de concurrence présidentielle ne lasse pas de surprendre.


On se souvient du recul du Bayrou face aux syndicats dans la réforme des universités, reculade après une capitulation sur la ré écriture de la loi Falloux.


On se souvient de la vantardise du béarnais se glorifiant d’avoir voté la censure du gouvernement alors que les quelques voix de ses partisans ne risquaient pas de le faire chuter.


On peut aussi rappeler le courage de Mme Royal qui en son fief de Poitiers a ignoré les occupations de locaux squattés par des sans papiers. Impossible d’obtenir son avis sur un sujet sur lequel quand il s’est agi du squat de Cachan elle a su trouver des accents de pasionaria.

 

Courage fuyons ! C’est le quotidien de ceux que nous risquons d’élire. Alors ne pas hésiter à confronter leurs actions passées avec leurs promesses d’aujourd’hui. Cela permet de mesurer le fossé qui sépare souvent leurs actes et leurs paroles.

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 13:18

Tel est pris qui croyait prendre ou l’arroseur arrosé : les dictons ne manquent pas pour épingler ce vertueux de la dernière heure qui trouve bien encombrant le chèque reçu de Jean Marie le Pen.


On a le choix entre les menaces de suppression de subventions agitées par les présidents de conseil généraux socialistes aux maires de leur zone d’influence qui parraineraient de « mauvais » candidats, et le chèque de remerciement pour l’association des joueurs de pétanque ou des peintres du dimanche dénoncé par le maire approché par le Pen.


En 2002 le maire de Saint Pierre d'Arthéglise n’a rien trouvé à redire avant de l’encaisser, si ce n’est que ce n’est pas au profit der son compte qu’il avait été émis. En 2007 réalisant sa compromission il joue les pères la vertu, ce qui ne manque pas de piquant !

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 09:52

La plume est facilement critique, surtout en cette période pré électorale où les bévues, les bourdes, les propos inconséquents fleurissent sur les lèvres de ceux qui traquent les suffrages des électeurs, de quelque bord qu’ils soient.


Faisons amende honorable et admettons que tenir le crachoir pendant plus de 4 mois sans commettre un lapsus, émettre une ineptie, ou contredire des propos déjà tenus tiendrait du miracle. Comment éviter la cohorte des scrutateurs qui guettent à longueur de journée le mot imprudent, la petite phrase déplacée, le jugement maladroit, comme celui qui encensa la justice chinoise sans donner dans la langue de bois ?

 
Alors rendons hommage à nos candidats qui sur la distance ne se comporte pas si mal. Et qui tous les matins doivent trouver quelque chose à ajouter, donner leur pâtée à la meute des  journalistes affamés et ainsi bénéficier de quelques minutes d’attention lors du JT quotidien.


Et pour les assister ils disposent de larbins dont c’est le métier à plein temps, sans RTT ni trente cinq heures. Ils ne comptent pas leurs heures supplémentaires. Ils peuvent se faire virer sans préavis, sans indemnités pour compenser sa perte de notoriété pour une perle mal inspirée.


C’est la grandeur et la servitude de ces éminents courtisans que sont les portes paroles. Ils s’effacent derrière le candidat après avoir usé leur brosse à reluire. Pour services rendus ils espèrent à la fin du parcours récupérer quelques miettes. Enfin, pour ceux qui auront misé sur le bon canasson.

 

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