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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 00:00

Ce rang enviable de premier pour L’Europe nous permet de figurer en haut de la liste des consommateurs de pesticides. Ces produits que l’on épand dans les champs pour éviter les rongeurs, les insectes et autres parasites des cultures ont une fâcheuse tendance à se concentrer dans les produits céréaliers et entrent naturellement dans le cycle alimentaire. L’ingestion de produits phytosanitaires a un impact sur la santé mal connu mais certain.

 

Plusieurs pays tentent de réduire la contamination causée par l’intensification de la production agricole par des techniques de rotation des cultures mais à ce jour les résultats restent marginaux.

Il y a bien sûr une solution, elle est connue depuis longtemps et pratiquée dans de nombreux pays en Amérique et en Asie. C’est même l’une des raison d’être de ces techniques que d’éviter la nécessité de recourir aux pesticides, aux engrais et autres produits de la chimie qui « empoisonnent » notre alimentation. Ces techniques ne sont pas interdites en France, mais elles sont ostracisées par des ayatollahs armés de serpes et de faux avec la bénédiction des tribunaux.

 

 
C’est la modification génétique qui permet aux agriculteurs de développer des variétés insensibles aux chenilles, aux vers et autres insectes malfaisants.

 

Mais l’interdiction des OGM – librement cultivés sur des millions de kilomètre carrés – empêche de nourrir au moindre coût ceux qui n’ont pas accès aux charmes de la bio agriculture et condamne les français à « bouffer » des pesticides dont il est avéré qu’ils sont nocifs. C’est comme si on nous forçait à mettre de l’amiante dans nos assiettes au nom de l’obscurantisme qui a conduit au principe de précaution.

 

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 00:00

Coléoptère coprophage sarthois, il connut son heure de gloire en retardant le bouclage de l’autoroute A28. Dix ans plus tard le pique prune a été ré implanté sur des chênes soigneusement déplacés, son habitat délicatement restauré, l’autoroute est achevée, la vie peut reprendre son cours.

 


Bien sûr on gaussera mon anti-écologie primaire. On fustigera la logique productiviste qui sous entend l’ironie de mon propos et on associera dans la même vindicte ceux qui pensent qu’il y a mieux à faire avec l’argent du contribuable que de protéger des scarabées qui à ce prix là se devraient d’être au moins dorés.

 


Puisque la politique c’est l’obligation de faire des choix, de répartir des fonds insuffisants face  aux emplois que les citoyens s’ingénient à solliciter, je regarde avec circonspection ces préservations d’espèces en voie d’extinction qui se font, me semble-t-il, au détriment de l’intérêt général.

 


Et ce n’est pas parce qu’une directive de Bruxelles avait donné à cet insecte des lettres de noblesse suite à un lobbying efficace des descendants du roi de Suède Gustav Adolph que l’on devait s’empresser d’accepter le diktat des eurocrates. C’est pourtant ce qui se passa.

 


Est-on sûr qu’en ces temps où la préservation de l’habitat des piques prune prend le pas sur toutes autres considérations, les clapiers des habitants des banlieues suscitent des mêmes bonnes âmes la mobilisation qu’elles ont su obtenir pour des larves d’insectes.

 

 

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5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 00:00

Mesquin, petit, grotesque me viennent à l’esprit pour qualifier cet amendement exigeant 75€ par m2 de caravane. Ce n’est pas le tarif du camping des sables de Pallavas les flots, non c’est le tarif annuel au quel la République égalitaire taxera dorénavant les manouches, gitans et autres gens du voyage. C’est confondant.

 

 
Je n’ai pas la naïveté de croire que la Bohème n’était peuplée que par des petits saints, ni de penser que leurs descendants sont des citoyens au dessus de tout soupçon mais il devrait y avoir une limite à la mesquinerie fiscale.

 

 
Depuis la nuit des temps ces nomades squattent nos terrains vagues quand on veut bien les y tolérer, leurs femmes tressent les paniers d’osier qui accompagnent nos épouses aux marchés, leurs maris cannent les sièges où nous reposons nos séants pendant que leurs gamins commettent les larcins qui firent les faits divers de nos grand mères. Et on voudrait les taxer pour  accepter de loger à une demi douzaine dans une caravane, sans jamais réclamer leur part d’HLM à la quelle la précarité de leur situation leur donnerait droit. Pas plus qu’ils ne consomment leurs dus de service public en vivant reclus sur le terrain communal entre la bretelle d’autoroute et l’usine d’incinération, ils ne réclament les allocs grâce aux quelles les adeptes de la polygamie peuvent arrondir leurs épouses et leurs fins de mois.

 


Ce sont 27 000 caravaniers que le gouvernement a décidé de taxer au nom de l’égalité des citoyens devant la loi ! Quand on sait tous ceux qui en France échappent à l’impôt par le jeu des avantages, des dérogations, à commencer par ceux qui votent les lois, on a honte pour celui qui a proposé cet amendement et plus encore pour ces députés qui, toute honte bue, ont taxé les Roms alors qu’ils ne trouvent rien à redire à ce que la voiture de leurs électeurs squattent la voie publique sans acquitter la moindre redevance.

 


C’est vrai que les Roms ne votent pas et qu’en République les électeurs ont plus de droit que de devoir surtout avant une période électorale.

 

 

 

 

 

 

un très beau site sur les gens du voyage :  Tsiganes

 

 

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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 00:00

Comme souvent, la solution est venue de là où on ne l’attendait pas. Les politiques s’y sont cassés les dents, les sociologues ont accumulés les diagnostics mais leurs prescriptions ont eu l’efficacité d’un cautère sur une jambe de bois. Et devant le monde médusé les banlieues se sont enflammées sans que personne ne sache ni pourquoi ça avait commencé ni comment ça allait s’arrêter. On en était là, retenant notre souffle, avec le froid et la pluie nos racailles préféraient la tiédeur du chauffage central à la morsure du gel hivernal même agrémenté par les flammes des caisses de leur voisin.

 


C’était compter sans un lyonnais, un touche  à tout, qui est à la France ce que Barnard fut à l’Afrique du Sud : un pionnier, peut-être de la chirurgie, certainement de la communication.

C’est au professeur Dubernard que l’on doit d’avoir montré la voix. Il suffira qu’il forme suffisamment de petites mains pour prendre en charge tout ceux dont la tête ne nous revient pas et vice versa. Et Allah sait si dans certains quartiers ça ne manque pas.

 


Vous collez le visage d’Alain Delon à un nanti d’une sale gueule : c’est sûr que ça peut opérer une révolution même chez le plus borné des petits beurs. C’est la fin du délit de faciès.

Allez Du Bernard, au boulot !  encore un petit effort, les banlieues méritent bien ça !
   

 

 

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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 00:00

Ce n’est ni égalitaire, ni équitable, ni juste, c’est simplement clientéliste, démagogique et discriminatoire.

Pour un gouvernement qui conjugue l’égalité des chances sur tous les temps, qui après avoir créé une Haute Autorité contre la Discrimination * fait de la lutte contre les inégalités un cheval de bataille, cette information qui aurait dû passer inaperçu, fait vraiment désordre !

 


Le gouvernement a décidé – en catimini -  que l’Etat prendra à sa charge le surcoût des retraites des agents de la RATP. Disposition technique anodine, diront certains. Pas vraiment banal si on considère que le commun des salariés cotise jusqu’à 65 ans, au taux de 11% et que sa retraite dépend du salaire moyen des 25 meilleures années. A la RATP on débauche au plus tard à 55 ans, on ne cotise qu’à concurrence de 7% et le montant de la retraite se calcule sur le salaire des 6 deniers mois ! La différence par année pleine n’est que de un demi milliard d’euros : excusez du peu ! La CGT s’est opposée à un tel accord, il n’était que trop égalitaire.

 


Même situation à la SNCF , à la Poste , à EDF et là les montants sont faramineux. Quant à considérer que l’Etat étant l’actionnaire, il ne fait que son devoir en transférant à sa charge le surcoût des régimes spéciaux, c’est un raisonnement aussi spécieux que de remarquer que ces entités ayant vocation à être privatisées, elles doivent, dans cette perspective, être alignées sur le régime général, celui qui s’applique aux sociétés privées.

 


Cette décision montre mieux qu’un fastidieux développement comment ce gouvernement peut sciemment tenir un double langage ; pour les mal entendants – entendez les allégés du QI – on stigmatise les faiseurs d’inégalités, on clame haut et fort qu’il faut que cela cesse. Ceux qui savent décrypter auront vite découvert que loin de joindre le geste à la parole, le gouvernement a fait du maintient des discriminations acquises le point d’orgue de sa politique.

 


Quant on sait que de surcroît la RATP ne brille pas par la diversité de ses embauches, on mesure qu’en matière de discrimination la RATP a quelques métros de retard.

 

 

 

* lire aussi  Et toujours le même Président

 

 

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25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 00:00

Il est issu de la meilleure lignée, Robert le grand père professeur de médecine, Michel le père premier ministre du Général, lui c’est Bernard : il suit les traces de l’aïeul tout en ayant été ministre de la santé.

 

Dans la famille Debré on ne fait pas dans le commun des mortels. Quand on naît avec un nom il est essentiel de se faire un prénom et Bernard ne sera pas le dernier. « La revanche du serpent* » reprend en toute modestie la thèse que nous défendons**, à savoir qu’il ne sert à rien de s’opposer aux développements scientifiques au nom d’une morale écrite à une époque où les problèmes soulevés n’étaient pas concevables. Il ne sert à rien de s’opposer à ce qui est inéluctable car au lieu d’en canaliser les développements vous les cantonnez à être menés dans l’obscurité.

C’est ce thème et beaucoup d’autres qu’adresse l’essai de Bernard Debré qui tombe à pic, le jour où le maître du clonage humain – à la veille d’être nommé « L’homme de l’année 2005 » - est forcé de démissionner de toutes ses fonctions. Il est accusé d’infraction aux règles de l’éthique.

 

 On touche sans doute à l’un des sommets de l’hypocrisie. Ce que l’on reproche au Dr Hwang se pratique au quotidien, dans tous les laboratoires du monde : il s’agit de rémunérer les personnes qui se prêtent à des essais cliniques ; ce Mr Hwang a rémunéré des donneuses d’ovocytes (ovule en sabir commun) grâce aux quelles il a pu faire des avancées considérables dans le domaine du clonage thérapeutique, technique du futur pour réparer chez l’homme la plupart des dégâts génétiques.

Il faudra expliquer en quoi cette rémunération de jeunes femmes avisées, conscientes et volontaires est « choquante, inacceptable, honteuse » comme le croasse tout ce que ce milieu de petits saints compte de grenouilles de bénitiers. Quelle différence entre un bénévolat et une rétribution quand il s’agit de permettre à des millions d’enfants de guérir de la mucoviscidose ou de guérir un pape de la maladie de Parkinson ?

 

Quant à la dérive eugénique qui serait sous jacente à ces traitements il est pertinent de dire que c’est le cas. Car l’eugénisme est déjà bel et bien encré dans nos comportements. Dès lors que l’on cherche à déceler chez la femme enceinte les éventuelles malformations pour lui éviter de mettre au monde un enfant a-normal on pratique une discrimination que la nature n’avait pas prévue !

Last but not least, c’est le clonage reproductif qui se profile derrière cette querelle. Puisque son interdiction est sur toutes les bouches on ferait bien de se remémorer qu’au temps de Galilée le fait d’interdire à la terre de tourner ne l’a pas empêcher de n’en faire qu’à sa tête. La science a depuis longtemps appris à contourner les interdits. Ce n’est pas parce que le Dr Hwang aura été démis qu’un bébé clone ne viendra pas lui demander demain réparation du dommage subi en le faisant arriver dans notre monde de fous.

 

* La revanche du serpent, Bernard Debré chez Le cherche midi

 

** Sur le clonage lire : Clonage…considérations amorales

 

 

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21 novembre 2005 1 21 /11 /novembre /2005 00:00

 J’ai failli passer complètement à coté du sujet. J’avais la solution au bout du clavier et il s’en ait fallu d’un rien que je la laisse filer. Vous savez c’est comme quelques uns de ces problèmes très sophistiqués dont la résolution stupéfie par sa simplicité. J’en aurais été consterné.

Les banlieues c’est compliqué mais il suffit d’une once de créativité pour réaliser que la solution est à notre portée. Ce sont les socialistes qui m’ont ouvert les yeux. Devrais-je leur en être éternellement reconnaissant que je ne le nierai point.

 

 
Le mot clé : c’est le Service Public et son maintient et sa défense. Ce sont tous ces emplois qu’il faut garantir contre les agressions du privé, contre les privatisations et la mondialisation. Et bien ils ont raison tous ceux qui défilent, protestent, manifestent, déambulent et crapahutent pour s’assurer que le service public est sauvegardé. Je les avais brocardé, la solution c’est eux qui l’ont trouvée.

 

 
Il suffit que chacune de ces sociétés menacées dans son statut de pseudo nationalisé n’embauche plus que les déshérités de nos banlieues. C’est simple, et surtout c’est cohérent avec la mission de service public qu’ils défendent contre vents et marée.

Il suffit qu’une loi stipule qu’à compter de dorénavant tous les emplois de la SNCM comme de la RTM , du port autonome, de la RATP comme de la SNCF , comme de la Poste comme d’EDF soient réservés en priorité aux jeunes des banlieues. Et cette loi, elle recueillera n’en doutons point, l’approbation de tout les bancs de l’hémicycle. Comme il ne faut pas s’arrêter en chemin, toutes les organisations donneuses de leçons se hâteront dans la liesse pour mettre en application ces nouvelles dispositions.

 


Du jour au lendemain tout ce que ce pays compte de média bien pensant, du Monde à Libération en passant par Canal sans oublier l’Huma vont se précipiter pour recruter qui à Aulnay, qui aux Minguettes, qui au Mirail de peur que tous soient employés avant qu’ils n’ait pu faire leur marché.

 


Mais la solution ne sera vraiment complète que lorsque les éléphants qui nous serinent à longueur d’antennes complaisantes qu’eux au moins ils auraient réussi l’intégration de ces populations vouées au karcher par qui vous savez, auront joint le geste à la parole.

Alors le jour où un ex racaille est nommé éléphanteau par les socialos, apparatchik par les cocos, ou chef de défilés à la CGT on pourra dire merci, ils ont rempli leur mission de Service Public !

 

 

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18 novembre 2005 5 18 /11 /novembre /2005 00:00

L’information est cocasse même pour un esprit cocardier. Jugez en plutôt. Le dernier poilu à passer l’arme à gauche aura droit à des funérailles nationales. Ils sont 6 à briguer cette fatale réjouissance sortie tout droit de l’esprit tordu de notre président.

Imaginez vous être l’un d’entre eux. Quelle stratégie adoptez pour être assuré d’un repos mérité auprès des plus grands hommes de la nation ? Parce que c’est bien entendu pour le Panthéon que le pays reconnaissant vous offre une concession. Quel tourment vous attend.

Etre le dernier et donc le gagnant, quel revanche sur la vie de tous les jours. C’est pas si fréquent qu’on récompense le traînard, le pantouflard, celui qui s’économise et grappille secondes après secondes pour pouvoir susurrer dans un ultime souffle « et quand bien même il n’en resterait qu’un, je serai celui là ».

 

 
C’est à un remake du supplice de tantale que Chirac condamne les six survivants de la plus meurtrière des guerres de tous les temps ; il faut vraiment qu’il ait du temps libre notre président pour leur concocter un passe temps aussi stupide : les forcer tous les matins à consulter la rubrique nécrologique des feuilles de chou où pourraient être annoncée la disparition de l’un de leurs frères d’armes. Quelle jouissance quand le patronyme de l’un des rescapés apparaît au détour d’une colonne. Plus que quatre…

On souhaite qu’aucun ne trouve la parade à cette angoisse quotidienne et armé du fusil à baïonnette trophée ramené de sa tranché aille exterminer ceux que les allemands avaient laissés inachevés. Autant être le premier à y penser pour être sûr d’être le dernier…  [1]

 

 

 



Société

 

Funérailles nationale pour le dernier poilu

 

 

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17 novembre 2005 4 17 /11 /novembre /2005 00:00

Une journée sans aspérité, juste quelques autos brûlées, une grève des transports annoncée, une bronca des députés de gauche contre une prétendue baisse d’impôts, une controverse sur le rôle de la polygamie dans les récents évènements : enfin pas grand-chose à se mettre sous la dent.

 


Heureusement qu’à Monaco il y eut un micro évènement. Le prince Albert a été intronisé dans ses habits de monarque. Le Rocher est enfin gouverné. Ca devrait rassurer tout ceux qui craignaient qu’il ne s’enflamme. Des images de Ferrari en feu, ça nous aurait changé du spectacle de nos tires de banlieue, encore qu’on n’y ait pas vraiment cru à cet embrasement là.

Et puis il y eut cette rumeur, confirmée par tous nos journaux. Cécilia était interdite de parution. Tout était prêt pour lancer la biographie la plus sulfureuse de l’année. Fogiel aux aguets, PPDA dans ses petits souliers, tout ce que la télé compte de marchands de soupe s’était préparé pour accueillir l’héroïne du futur best seller de la rubrique people.

Mais voila qu’elle fait faux bond. Qu’elle s’interdit toute publicité et décide de retirer tous les exemplaires du marché. Cécilia aux ordres ? Nicolas a-t-il la prétention de la ramener au foyer ? A moins qu’inquiet de la baisse des incendies spontanés il n’est pas voulu être en reste. Quoi de plus plaisant que d’alimenter un autodafé avec son propre portrait. A ne pas douter il devait être au vitriol pour déclencher une telle réaction. C’était sans doute pas le meilleur moment pour venir titiller le petit Nicolas.
 [1]

 

 



Société

 

Sarkozy fait interdire le livre sur Cécilia

 

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14 novembre 2005 1 14 /11 /novembre /2005 00:00

Il avait le look du père admonesteur, du père sévère dont on apprenait en ces temps jadis que la rigueur était signe de l’affection qu’il portait à sa progéniture. Je doute que le « qui bene amat, bene castigat » ait semblé plus abscons aux fils de banlieue que le discours républicain de l’hôte élyséen.

 

 A qui pouvait-il donc s’adresser notre président en tenant ce discours pour pupilles de la nation coupables d’un retour tardif après l’extinction des feux. Ce décalage entre générations accentué par cet abîme entre deux civilisations l’une nourrie des vertus de l’effort, du sens du devoir et du poids des responsabilités et l’autre baignant dans l’hostilité d’un monde imposé par une nécessité de survie et l’espoir d’une revanche sur une immigration jamais assumée.

 

 

 C’est l’erreur des chroniqueurs, des sociologues, des exégètes, des penseurs, en un mot de tout ceux qui s’expriment et qui parlent de ces gens là comme si ils les co-naissaient de croire qu’on peut « acheter » leur intégration. Ils ont la haine de ce statut que leurs parents leur ont imposé. Ils rejettent ces derniers pour les avoir mis dans cette situation et ils exècrent ceux qui leur font l’aumône d’un peu de considération en se distrayant de les voir taper dans un ballon.

 

 

  Jacques, tu as encore tout faux, mais pour une fois tu n’es pas tout seul.

 

 Ce n’est pas un service civil qui fera l’affaire, pas plus qu’un vol de charter. L’assimilation n’a pas de sens sans adhésion aux valeurs de ceux qui la proposent. On en est loin.

 

 

 Il faut être lucide, le processus d’intégration par l’assimilation que tu cherches à ré insuffler est voué à un échec encore plus cuisant après les évènements de ce mois de novembre. Et tes sermons de vicaire républicain n’y changeront rien : ils ont la haine de n’être que les fils de personne et sont condamnés à le rester. Cette génération est sacrifiée. Il est temps de changer notre relation avec cette communauté avant que la suivante ne suive la voie déjà tracée.

 

 

 Mais Jacques persévère dans son illusion et bien peu de voix s’élèvent pour proposer un modèle qui laisse le choix aux membres dissidents de la communauté nationale de s’en exclure et d’en assumer les conséquences, toutes les conséquences.   [1]

 

  

 



Politique

 

Discours de Chirac sur les banlieues

 

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