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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 17:20

Ce blog est né, il y a trois ans en réaction à un processus de gavage. Le décès du pape Jean Paul 2 avait donné lieu à un déchaînement médiatique indécent où chacun y allait de son verset comme si était en jeu le titre de meilleur cireur de mules du pape.

Rien n’y fait, le gavage des oies est en cours de réglementation, pas celui des auditeurs et téléspectateurs du PAF. Avec la sortie du tunnel de l’icône blanche les compteurs du « connomêtres » sont restés scotchés plusieurs jours dans le rouge.  

C’est dire l’échec total de la petite voix prêchant sur la blogosphère le retour à la décence et la garde d’une mesure dont l’étalon est lui aussi victime de l’inflation dont le retour se précise.

Après lady Di, Jean Paul 2 et Ingrid Betancourt qui sera la prochaine vedette du compassionnel outrancier ? Quelle icône viendra détrôner demain celle qui s’est assurée – gratos - une couverture médiatique qui au prix du marché lui aurait coûté plusieurs dizaines de millions d’€ ?.

Le lancement de la Betancourt, une opération orchestrée de main de maître par un publicitaire de talent : on en reparlera.

 

 

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 17:20

Le président, le premier ministre, le ministre de l’intérieur, le ministre des sports et tout ce que la société compte de gens valeureux prompts à se mobiliser pour les grandes causes humanitaires, tous les kouchner qui sommeillent chez nos politiciens se sont levés comme un seul homme pour faire front.

Combien de morts, combien de blessés, combien de milliards d’euros de dégâts, de femmes ou d’enfants éplorés ont suscité ce rassemblement des plus hautes personnalités : aucun ! Quel affront au pays, quelle insulte à la nation a-t-il déclenché cette réaction spontanée des puissants et des médias qui leur sont asservis : nul affront, nulle insulte.


Quelques quolibets bien innocents sur un drap de lit déployé lors d’une dispute entre des grands pour la possession d’un petit ballon. Certains en traitaient d’autres d’enfoirés, comme chaque jour des milliers d’automobilistes s’invectivent copieusement, joignant souvent un doigt vengeur à l’insulte, sans même évoquer les pancartes des manifs corses...


Le ridicule a saisi le sommet de l’État. La bénignité de l’esclandre ne méritait qu’un silence méprisant. Le scandale, car le mot n’est pas déplacé, c’est de l’avoir transformé en affaire d’état avec le retentissement que les médias se plaisent à lui donner. Depuis samedi les ondes sont monopolisées par les suites à donner à cette incivilité. Combien de Stade de France où la Marseillaise est sifflée, où le président est conspué, où le petit blanc est voué aux gémonies sans qu’un professionnel de la récupération ne lève le petit doigt.


Mais qu’une banderole rappelle que les stades de foot ne sont pas fréquentés que par des blancs très cultivés et le sommet de l’État déclenche un tsunami pour extirper une soi disant gangrène de leur gradins.


Le lin blanc dans lequel se drapent ces donneurs de leçons est à déploiement variable. On suggère à nos gouvernants d’en faire un usage plus circonstancié s’ils ne veulent pas qu’il se transforme en linceul de notre civilisation.

 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 21:08

C’est le refuge. Son invocation au moindre fait divers, sa sollicitation pour résoudre le moindre problème de conscience trahit la déshérence du juste bon sens. Une oreille tirée dans un collège, une brave dame condamnée par la faculté à une fin tragique et le peuple s’insurge : mais que fait la loi ?

 

Telle la police responsable au siècle passée de tous les égarements, la loi serait devenue la cause des dérèglements de notre société. Invitée à s’ingérer dans la vie privée, à codifier l’age de nos amours, la teneur en azote de nos engrais, la durée de vie d’un pot de yaourt et le droit de mettre un terme au mystère de notre existence la loi asservit l’homme à sa communauté.

 

Pays laïc incapable de dépasser la dictature de la religion d’État, la France fait de la loi l’Évangile qui se substitue subrepticement aux Saintes écritures qu’un clergé clairsemé ne sait plus imposer. Que les saints laïcs profèrent l’impossibilité d’accorder à Mme X le droit d’en finir devrait – si la grâce les touchait - dessiller les yeux de nos moralistes.

 

L’héritage judéo chrétien dont nos gènes sont les porteurs explique la docilité avec laquelle le français frondeur accepte l’embrigadement législatif, tout juste émancipé de la tutelle cléricale. Et la loi continuera à faire peser sa chape de plomb sur le citoyen, tout compte fait, bienheureux ! Et Mme X à mourir en martyr, comme l’Église l’a souhaité.

 

 

 

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 21:48
Plongé dans l'univers électoral d'une bourgade de la balieue parisienne, Candide a un temps déserté la scène nationale.  Il présente ses excuses aux lecteurs laissés  sans repère et reprend dès demain sa chronique quotidienne.

Le suivi au jour le jour d'élections municipales aura  renforcé son analyse du paradoxe de l'homo politicus français : une étonnante capacité à s'investir bénévolement dans des sacerdoces ingrats et une incommensurable hypocrisie pour présenter de sordides magouilles en affrontements idéologiques au service d'un idéal ! Comprenne qui pourra.

Résultats : des Sarkozy et des Royal (pour n'en citer que deux) à conviction élastique : les couleuvres avalées, et les reniements nécessaires pour arriver au sommet attestent de leur flexibilité.

Ce n'est pas sans cynisme que l'on a souvent écrit que Nixon avait été l'un des grands présidents des Etats Unis, Kennedy n'étant qu'un nain.



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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 14:25

Le conseil constitutionnel a validé la loi controversée sur les délinquants dangereux. Ils pourront être retirés de la circulation.

 

Nicolas Sarkozy a demandé l’application d’un moratoire sur les plants génétiquement modifiés, ils ne devront pas être mis en circulation.

 

Le prochain gouvernement prévoit d’interdire de circulation les électeurs susceptibles d’aller mal voter : ils sont potentiellement dangereux.

 

Vive le principe de précaution.

 

 

 

 

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 21:10

On parle beaucoup du devoir de mémoire, du devoir d’ingérence et moins d’un droit essentiel tombé en déshérence. Le droit de grève qu’il est de notre devoir de réhabiliter.

Certes les fonctionnaires, les preneurs d’otage de la fonction publique, les agents des transports qu’ils soient collectifs ou particuliers ne s’en sont jamais départis, mais pour le salarié lambda l’idée même de faire grève est pour la plupart parfaitement incongrue.

Or récemment des caissières de Carrefour, des salariés de Michelin, des employés de L’Oréal ont ressorti l’outil de contestation qui dormait tranquillement dans les mémoires des anciens. Ils ont eu raison.

greve2.jpg Autant l’abus par les nantis de la fonction publique de la cessation d’activités qui transforme pour des motifs politiques la vie de millions de personnes en galères ne mérite que le mépris, autant dans la société de marché qui règle la vie de millions de salariés du privé la grève est le moyen d’équilibrer la pression du « capital » qui aboutit à l’effritement du pouvoir d’achat.

La raison en est simple : face à l’entrée dans les conseils d’administration des représentants des sociétés financières le seul argument qui peut être opposé à la répartition inéquitable de la valeur ajoutée au profit du capital et au détriment du travail est le pouvoir de nuisance des salariés. Pouvoir collectif à l’évidence qui exige un taux de syndicalisation élevé.

La grève est le bras armé du « travail » face au capital dans le conflit de répartition des fruits de l’entreprise. Quelle meilleure arme pour “aider“ le président à convaincre son conseil que la menace nucléaire d’un long conflit social.

Comme toute arme de dissuasion sa valeur décroît avec son utilisation. Mais Sarkozy devrait travailler à rendre les syndicats plus puissants dans les entreprises privées. Quel meilleur allié pour augmenter le pouvoir d’achat que le développement de mouvements sociaux ! Le devoir de grève doit être réhabilité.

 

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 17:16

undefinedL’appel à la “vigilance républicaine“ a des relents de lutte des classes. La phraséologie chère au peuple de gauche et à ses militants résonne malencontreusement aux oreilles de ceux qui se souviennent de la surdité bien orchestrée de tout ce petit monde.

La démocratie en danger ! Le fascisme qui ne devait pas passer et qui autorisait les méthodes musclés des apôtres de la liberté ! on a donné.undefined

Alors entendre de Villepin, Bayrou, quelques autres Delanoë et perdants des présidentielles relayez le discours le plus convenu de la l’archéo gauche a quelque chose d’affligeant. Surtout entendre de Villepin, prétendu fils spirituel et unique du gaullisme dénoncer le pouvoir personnel chez Sarkozy serait hilarant si ce n’était pathétique.

Villepin qui s’est obstiné sur le CPE, qui a tout fait pour flinguer Sarkozy et d’autres avec plus de succès, est mal venu de crier avec les loups.

De Gaulle avait son SAC, Villepin ses officines, Bayrou son égotisme : qu’ils arrêtent tous de nous faire croire qu’ils sont ré- publicains, ce ne sont que des pharisien.

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 18:19

undefinedEst-ce la loi des séries ou une provocation pour détourner l’attention sur un problème très collatéral. L’idée de demander à chaque élève de parrainer un enfant victime de la Shoah est incongrue. Pourquoi pas un poilu disparu dans une tranchée, un grognard abandonné par la grande armée, ou un gaulois exterminé par les légions de César. Les derniers exemples sont tellement farfelus qu’ils montrent l’incongruité de l’idée originelle.

 

A moins que certains morts valent plus que d’autres, que la discrimination s’étende jusque dans les cimetières ou que certaines communautés pèsent plus lourd que d’autres. Aucun de ces motifs ne peut être exclu sachant que le président avait ouvertement dénoncé la perversité de la repentance. La fonction  présidentielle aurait le pouvoir de transformer celui qui en est investi de fond en comble. Sarkozy rentrera peut-être dans l’histoire comme un grand Président, il a encore du chemin à faire ; mais il sera certainement pour les anthropologues un cas d’école pour analyser la rapidité avec laquelle les mutations peuvent affecter les hommes de pouvoir.

 

On comprend mieux qu’il ait été favorable aux tests ADN. Le sien méritera d’être analysé.





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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 19:36
Exceptionnellement Candide reprend l'intégralité de l'article qu'Erik ORSENNA  publie dans le Monde sur la commission ATTALI : où tout ce qu'on a souhaité dire est si brillamment exprimé !

eo.jpg
Pardon de n'être pas élu. Pardon d'avoir été choisi par Jacques Attaliundefined comme l'un des 42 membres de sa commis­sion pour la libération de la croissance française. Pardon d'en être fier. Pardon d'aimer mon pays tout autant que vous l'aimez. Pardon d'avoir travaillé, cinq mois durant, avec des personnalités aussi diverses qu'exceptionnelles.
 

Pardon d'avoir écouté avec passion le point de vue de deux Italiens, d'une Espa­gnole, d'une Allemande, d'un Anglais, d'un Autrichien, également membres de la commission et tous attachés à la France. Pardon d'avoir auditionné 450 personnes. Pardon d'avoir contribué au diagnostic commun : notre pays va mal, plus mal encore qu'on ne croit. Mais il dispose d'atouts considérables, à rendre jaloux tous ses concurrents. 

Pardon d'avoir prêté attention aux expé­riences réussies de nos voisins. Pardon d'avoir, avec mes camarades, cherché des solutions pour réveiller l'énergie de notre pays. Pardon d'avoir cru en trouver. Par­don d'en avoir, avec le secours du direc­teur du budget, évalué le coût. 

Pardon de connaître le rôle de chacune des institutions de la République : je ne prends pas une commission, fût-elle la nôtre, pour l'une d'entre elles. 

Pardon de comprendre votre souci de l'intérêt général. Pardon de moins com­prendre votre passion du statu quo, votre attachement à un système qui a montré son inefficience sauf pour fabriquer de l'inégalité. Une à une, les corporations se présentent au palais pour supplier que rien ne change. A chacune, on répond de se tranquilliser : rien ne changera. Une à une, les corporations repartent du Palais, ravies. 

Pardon de ne point partager leur bonne humeur : tout privilège est une ren­te. Toute rente est une taxe et mauvaise pour l'emploi. 

Un scrutin s'approche. Pauvres élec­tions municipales ! La droite va les per­dre : elle aura eu beau renier ses engage­ments de réforme. La gauche va y triom­pher sans avoir réglé une seule de ses contradictions. 

Plus tard, dans dix ans, dans vingt ans, lorsque nos enfants, endettés jusqu'à la gorge, nous demanderont : « Comment avez-vous fait pour tant gâcher les atouts de notre pays ? De votre temps, paraît-il, nous étions la quatrième ou la cinquième puissan­ce du monde, avec de la solidarité, de la san­té pour tous, des moyens de financer la recherche... Comment avez-vous fait pour tant ruiner ? 

Alors nous, les anciens, aurons la mine qui convient à la fierté modeste : les yeux mi-clos. Nous caresserons lentement, l'une sur l'autre, nos mains tavelées et répondrons, désolés : « Comment nous avons fait ? En 2008, nous n'avons rien changé. » 

 
à mes amis les pharmaciens, les notaires, les aiguilleurs du ciel, les chauffeurs de taxi, les internes en médecine et à tout ceux que j'oublie

 

 

 
 
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 10:24

Tenter de reprendre la main quand tout ce qu’on tente vous retombe dessus est naturellement l’objectif du président. Il lui reste 4 ans, et ne peut espérer rempiler qu’en réalisant ce pourquoi il a été élu. Ce n’est pas suffisant, mais nécessaire. Il a donc tout intérêt à retrouver le chemin des formules magiques qui lui réussissaient si bien il y a quelques semaines encore.

Les réformes donc, puisque c’était, à l’entendre, au son du canon qu’on allait les enchaîner,narguil-.jpg semblent plus que jamais sédimentées. Celle qui avait frappé les esprits et les fumeurs est un succès à mettre à l’actif de ces neuf premier mois, encore qu’elle tienne à l’héritage chiraquien. Et ne voilà –il pas qu’il est question de la détricoter. Là on reste baba, cool certes, mais quand même coi !

Pourquoi ré ouvrir un chantier qui ne fait qu’une infime proportion de mécontents, quelques vendeurs de narguilé, profession oh combien respectable mais qu’il doit être possible d’indemniser pour peu que leur cas ne relève pas de la simple fumisterie : avec ces gens là on peut douter !

Offrir aux « victimes » de cette interdiction l’espoir de revenir au temps où le tabac était roi c’est montrer que les futures réformes pourront toujours être remises en cause une fois décidées. Si ce n’est pas savonner la planche des réformateurs, ça y ressemble furieusement.

Une fois encore on reste circonspect face à un tel sens aigu du politiquement incorrect. Faut-il qu’il soit mal entouré ou qu’il ait réellement perdu la main !


 

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