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28 août 2005 7 28 /08 /août /2005 00:00

Il n’y a ni trêve, ni pause. Pas un jour sans que pointe le nez d’une nouvelle loi. Tout est prétexte à resserrer la toile qui limite nos droits, restreint nos autorisations, régit les tolérances, les dérogations, définit les exceptions et liste les interdictions.

 

 Hier les piscines, aujourd’hui les vides greniers, demain la vitesse sur les autoroutes : rien n’échappe à la vigilance de l’Etat-surveillant.

 

 

 A quand l’heure d’ouverture des vespasiennes, ou la durée légale de la sieste.

 

 

 On en peut plus, on suffoque sous cette avalanche de contraintes. Qu’un gouvernement soi disant libéral devienne le plus prolifique des législateurs contredit toutes ses prétentions à restaurer dans ce pays les conditions de la confiance.

 

 

 La confiance: ça se mérite, ça se fait ou ça ne se fait pas, mais ça ne se restaure pas à coup de lois ou de règlements. A restreindre tous les jours un peu plus le champ des initiatives, à légiférer sur des sujets pichrocholinesques Villepin se situe dans le droit chemin des Jospin, des Raffarin pour qui l’Etat doit se mêler de tout. Comment osent ils s’étonner que les français qui ont la fibre entrepreneuriale se délocalisent sous des cieux plus hospitaliers ?

 

 

 Les dernières initiatives de ce gouvernement sur les contrôles des vides greniers comme sur la limitation à 115 km/h de la vitesse sur autoroutes éclairent mieux que tout discours d’investiture sur la hauteur de vue des gens de Matignon.

 

 

 Incapable d’offrir aux français des perspectives pour sortir d’une situation difficile, paralysé par la crainte d’être rejeté aux prochaines échéances, par un électorat versatile, Villepin navigue à vue, ballotté par les vents contraires du prix de l’essence, des logements précaires ou des accidents d’avion.

 

 

 Si de Gaulle pouvait craindre que la politique de la France ne se décide à la « corbeille », au temps de Villepin elle ne dépend plus que du dernier fait divers à l’ouverture du J.T.

 

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15 août 2005 1 15 /08 /août /2005 00:00

Ils ont l’art d’être pris à contre temps. Le sens du mal escient, comme d’autres ont l’esprit d’à propos. Ils sont pétris de bonne volonté, cherchent à bien faire quitte à en faire trop. Leur problème c’est le tempo ! Le service militaire n’étant plus de saison ils n’ont pas connu le « avant l’heure c’est pas l’heure, après l’heure c’est plus l’heure » de la génération d’avant.

 

 C’est aujourd’hui qu’il découvre que l’essence coûte trop cher ; ils nous l’annoncent à un euro vingt, preuve qu’il y a longtemps qu’ils n’ont pas fait le plein.

 

 

 Ils découvraient hier qu’ils fallaient réviser les Canadair ; mais qu’ont-ils fait tout l’hiver ?

 

 

 Echaudés par la canicule de 2003, dès juin 2004 ils nous l’ont joué « tout est prêt pour les grandes chaleurs ». L’été fut plutôt frais ! N’importe quel statisticien aurait pronostiqué l’épsilonnesque probabilité de subir dans la foulée deux étés caniculaires et l’ont fut prêt à contre temps.

 

 

 C’est vrai qu’il serait plus facile de prévoir si cela ne concernait pas le futur.

 

 

En fait de gouvernants, nous avons des réagissants. Que survienne un accident, que les cieux nous envoient une malédiction, les média s’emparent de l’évènement et pressent le gouvernement qui toutes affaires cessantes impose une nouvelle réglementation.

 

 Ce qui condamne nos dirigeants à être à la remorque des évènements et à n’agir qu’à contre temps. C’est ce qu’attendent les experts en manipulation pour actionner les leviers de la médiatisation et faire pleurer dans les chaumières à bon escient.

 

 

 On regrettera bientôt le temps des idéologies : il y avait une direction, les gouvernants recevaient une mission. Aujourd’hui ils regardent le 20 heures et concoctent leur plan d’action au nombre des préfectures assiégées, des routes barrées, des lycées occupés ou des Canadair désintégrés.

 

 

 Cet activisme de proximité qui se veut à l’écoute des « gens », c’est du populisme rampant, c’est la loi du baromètre, le pouvoir du sondage et la négation d’une politique issue des élections. C’est du le Pen sans le Pen, ils vont finir par nous faire regretter l’original.

 

 

 

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8 août 2005 1 08 /08 /août /2005 00:00

Pour Chirac c’est du pain béni. Pour Sarkozy c’est signe qu’il a mangé son pain blanc. Pour Villepin c’est comme si c’était le printemps.

 

Les Cassandre en seront pour leurs frais, les socialos peuvent s’afficher en marcel, le béarnais peut ranger son carquois, le Galouzeau est bien parti pour durer plus d’un été.

 

 

 Il y a encore peu c’était inespéré. On prédisait la déconfiture, on anticipait l’irrémédiable dégringolade, la descente en spirale entraînant un président que la rumeur voyait déjà  démissionnant.

 

 

 Mais les sondages détectaient un frémissement. Lentement le baromètre se redressa  puis plus nettement se requinqua. On ne parlait pas d’un état de grâce mais d’une nette amélioration. Après trois années de raffarinade le bon peuple apprécie la sobriété surtout quand elle est précédée par une réputation de gascon.

 

 

 Ce gain de popularité dont on ne contestera pas la réalité ne lasse pas d’inquiéter. Que peut-on porter au crédit de ce gouvernement qui puisse susciter un regain de confiance si ce n’est de l’engouement ? On hésite à répondre : y aurait-il eu des réformes impromptu, ou des prises de positions courageuses : la simplification du code du travail, l’égalité devant la loi, la fusion des régimes de retraite du privé et du public, enfin quelque chose que les français attendent de leur vœux ?

 

 

 Pas qu’on en ait entendu parler. A moins que ce ne soit le contrat nouvelle embauche et son cortège de complexification du droit du travail qui le propulse dans les sondages. On peut en douter tant les effets en sont imperceptibles. Mais la bonne nouvelle c’est qu’en tout état de cause il en faut bien peu pour que les français soient satisfaits. Les sondages, c’est comme la petite bête de notre enfance : ils montent,  ils montent et tout le monde est ravi. Alors si c’est devenu ça la démocratie, on va regretter les potions de ce bon monsieur Raffarin.

 

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7 août 2005 7 07 /08 /août /2005 00:00

L’été est propice aux relectures. Un de mes journaux favoris vient de publier un florilège des contributions de tout ce que la gauche compte de dirigeants. Et franchement ça mérite d’y consacrer quelques instants.

 

 On sait tous que socialisme rime autant avec générosité qu’avec naïveté ; la générosité des nantis et la naïveté du petit peuple, on l’avait compris. Coté dirigeants, on est plus hésitant : entre tartufferie et démagogie.

 

 

 

Rappelons nous le socialisme, c’est tout simple : on prend l’argent où il est pour le distribuer où il y en a en moins et on recommence jusqu’à ce que tout le monde en ait autant ou plus du tout, ce qui est pareil. Au passage c’est devenu le communisme et ça ne marche pas sauf à mettre partout des soldats pour que tout le monde aille au pas.

 

 

 

Alors quand on est un tant soit peu honnête on en tire la conclusion que le socialisme qui est au communisme ce que la messe basse est à la grand messe ça ne peut pas non plus marcher puisqu’il est amplement démontré que sa finalité est une utopie.

 

 

 

Certains continuent de penser que le socialisme est un parasite qui peut prospérer sur un corps libéral à condition que ce dernier ne soit pas empêcher de se développer. C’est ce que Blair fait en ayant bien soin de laisser le libéralisme fonctionner sans entraves majeures. Ces gens là font l’hypothèse que libéralisme n’a pas la capacité de s’auto réguler pour corriger ses propres excès et demandent à un agent extérieur de s’y employer. C’est le néo libéralisme.

 

 

 

Et puis il y a les socialistes français qui réclament la rupture avec le capitalisme, qui veulent remettre en cause l’économie de marché, qui promettent que tout le monde sera  riche beau et en bonne santé. Ils nous l’ont déjà joué en de 1981 à 1983 avec 3 dévaluations à la clef.

 

 

 

Ces socialistes là sont indécrottables, ils ne peuvent plus même arguer que leur système mérite d’être essayé : il l’a été et partout ce fut un désastre. Ils ne peuvent pas même expliquer comment sortir d’une économie de marché quand l’Internet, les communications mettent tous les produits partout à disposition, ni comment les français sur protégés pourraient retourner en autarcie comme si, par exemple, une PAC franco française avait un sens.

 

 

 

Et c’est pourtant à ce retour que nous invite les Fabius, et tous les fils et filles de Mitterrand. On ne dira jamais assez le désastre que fut pour le pays l’avènement de notre anti Thatcher. Alors que les anglais faisaient une cure de thatchérisme les français s’abandonnaient à la mitterrandolâtrie et à ses avatars : le temps libre, les trente cinq heures et autres hérésies.

 

 

 

Aussi sidérant que cela puise paraître après tous ces bouillons, le discours des gens de gauche est à la surenchère, au verbiage compassionnel, à la bouillie idéologique. Mais plus sidérant encore est l’appel à l’extrême gauche, «à l’union des forces de progrès (sic) en vue d’une action gouvernementale».

 

 

 

Quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limites. Quel homme politique osera rappeler les socialistes à la décence ? Marchands d’illusions ils ont mis la France en déclin. En laissant croire à un retour possible du socialisme à la papa ils se comportent en fossoyeur de nos faibles chances de redressement.

 

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22 juillet 2005 5 22 /07 /juillet /2005 00:00

Tous les indicateurs sont au rouge. Les moins alarmistes des chroniqueurs voient au mieux des clignotants orange. Mais la France s’est mis au vert. On est frappé par tant d’insouciance. L’Angleterre compte ses terroristes, l’Allemagne accumule les déficits, quand le reste de l’Europe nous dit clairement qu’on l’insupporte.

 

 

 

 Chirac fait des chèques à Madagascar, et semble avoir oublié ce qu’un journaliste du temps jadis, qui connaissait déjà le poids des mots,  avait stigmatisé dans une formule lapidaire : plutôt la Corrèze que le Zambèze !

 

 

 

 Villepin s’arc boute sur ses contrats nouvelles embauches, Borloo serre la vis aux Assedic et les politiques, toutes couleurs confondues, se mettent debout pour Danone. Qui Lu cru ? C’est la défense patrimoniale du soldat Riboud qui réveille le coq assoupi par ces torpeurs estivales.

 

 

 

 L’indélogeable Armstrong trône sur le tour de France et continue de narguer la pédale du vieux continent avec des méthodes indépistables que seul l’infatué patron du tour se permet de juger licites.

 

 

 

 En ce début d’été telle est la France éternelle, repliée sur son hexagonalité. Incapable de voir dans ses échecs autre chose que le fruit d’une conspiration hétéroclite, elle prête l’oreille aux ronronnements rassurants des serveurs de soupe patentés, se distrait à Avignon, pour ceux qui squattent le Lubéron, ou se vautre à Paris plage, pour ceux qui pointent au chômage.

 

 

 

 Et déjà Chirac remonte dans les sondages, Bernadette fait la une de Paris Match et la France s’enfonce davantage. Pour encore 7 ans ?

 

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16 juillet 2005 6 16 /07 /juillet /2005 00:00

Il nous fait du Raffarin quand il encense Villepin. Les mots sont alignés comme pour le défilé, les idées sont illustrées par des exemples cent fois ressassés, alors pour la nouveauté on peut repasser. Ca sent les Dames de France avant liquidation. Pendant que le futur magasin : « chez Sarko », se prépare place Beauvau pour ouverture dans un peu moins de deux ans. 

 

 

 

 Rebondir après une débâcle ne constitue pas une finalité. Puisqu’il rejette toute remise en cause des certitudes qui l’ont conduit à être promu grand chef des bides, il ne lui reste plus qu’à exorciser nos vieux démons pour espérer un signe de retournement.

 

 

 

 C’est de l’incantation ! Ce qui n’interdit pas le talent. On remercie Chirac de nous proposer de « faire autre chose » pour combattre le chômage et de faire peuple en cette période de tour de France avec l’image du changement de braquet ! On a la métaphore que ses électeurs méritent.

 

 

 

 Après 10 ans de présidence et plus encore de gouvernance traiter du chômage comme on soignerait un virus suffit à expliquer qu’on en guérisse pas. A confondre l’effet et la cause on vante le modèle qui nous réussit si bien et on déblatère sur le voisin qui se gausse d’attirer nos chercheurs, nos cadres dirigeants pendant qu’on soigne ses malades et abrite ses retraités.

 

 

 

 Mais puisqu’il insiste que le modèle est bon, il faut continuer à créer des emplois publics (+20%  en 10 ans) financés par un nombre toujours plus faible d’emplois privés, à chercher sans jamais rien trouver (nombre de prix Nobel issu de la régie nationale de la recherche : néant) et ce malgré un budget en constante augmentation et justifier la PAC alors même que les agriculteurs profiteurs se sont tirés une balle dans le pied.

 

 

 

 Il se doit d’être pêchu notre Président pour nous débiter encore ces boniments, tout empêtré qu’il est dans ses multiples contradictions. Espérons qu’aucun Tsunami dévastateur ne vienne  en dernière heure lui restituer son statut élyséen et que drapé dans ses fonctions régaliennes il ne nous la rejoue Homme Providentiel !

 

 

 

 Car quant à nous on s’en passerait bien !

 

publié par Michel

 

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27 juin 2005 1 27 /06 /juin /2005 15:30

Enfin une bonne nouvelle, on ne peut que se féliciter qu’à Matignon on se soit souvenu qu’il existe aussi des français qui donnent leur voix au Front. Même si il a fallu beaucoup trop longtemps pour lever l’interdiction qu’un Chirac obsolescent avait imposé à tous ses gouvernements. Alors ne chipotons pas notre satisfaction. Que signifiait l’ostracisme envers ceux qui ne partagent pas les mêmes valeurs. Quelles sont les valeurs qui ont vocation à diabolisation. A quel titre ceux qui se reconnaissent en ces valeurs devraient être confinés dans les ténèbres extérieures. Que mécaniquement on empêche un français sur cinq d’être représenté par un député constitue une discrimination semblable aux ségrégations que ces mêmes français cherchent à introduire dans notre société.

 

 

 

Et si par un effet d’arroseur arrosé, le retour de cette politique en a décoiffé plus d’un et décapité le roi des boute-en train, un certain Jospin, il est peut être temps de cesser d’invectiver les électeurs séduits par le Front et considérer que les thèses aux quelles ils adhèrent ont le droit d’être librement débattues.

 

 

 

Les lois Gayssot restreignant la liberté d’expression, l’ostracisme appliqué aux partis d’extrême droite sont des carcans imposés par des minorités d’opinion au nom de soi-disant valeurs républicaines dont se parent extrémistes de gauche et bien pensants de droite avec une égale hypocrisie.

 

 

 

Reconnaissons à notre premier ministre d’avoir eu le courage de briser un tabou. Mais je doute que sur sa lancé il retrouve pour les extrémistes de gauche les accents de vertueuses indignations qui furent jusqu’à ce jour réservés au Front !

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26 juin 2005 7 26 /06 /juin /2005 00:00

Flamboyant il nous avait demandé 100 jours pour juger des effets de son discours, 20 auront suffi pour ne plus lui faire crédit. On allait voir ce qu’on allait voir et les persifleurs de tous bords étaient prévenus ils allaient devoir remiser leur piques et leurs railleries. Le temps des raffarinades était clos. On ignorait alors que s’ouvrait le temps des bravaches.

 

 

Las, le discours d’intronisation tomba à plat. La montagne n’accoucha que d’une souris, mais c’était au moins ça ! Un nouveau contrat allait donner aux patrons de petites sociétés le droit d’embaucher pour accompagner l’évolution de leurs activités et de ne pas se trouver ficelés si les affaires ne suivaient pas. En fait ils avaient deux ans pour valider ce contrat.

 

 

Dans beaucoup de modestes entreprises le développement est irrégulier, la succession de haut et de bas et l’absence de fonds propres interdisent de prendre le risque d’un CDI tant qu’un nouveau palier n’est pas assuré. Conséquence pas d’embauche ou presque. C’est pour traiter de ce problème et créer un nombre conséquent d’emplois que ce contrat fut annoncé.

 

 

C’était oublier qu’en France les amis des chômeurs, ce ne sont certes pas les syndicats sensés  représentés les détenteurs d’emploi. Au nom de la défense de ceux dont l’emploi est déjà garanti par un CDI, les syndicats décrétèrent qu’on ne créerait pas pour les chômeurs des emplois sans cette même garantie, ruinant pour ces derniers la perspective de quitter le RMI. Bien que l’emploi soit la priorité des priorités il fut décidé en catimini que ce nouveau contrat serait, pour les patrons, aussi coûteux qu’un CDI si d’aventure il devait y être mis fin. Ce qui mit fin à toute perspective de réduction du chômage.

 

 

De la mesure phare de notre Tartarin il ne restait rien. Il n’y eut pas d’escarmouche, au seul froncement de sourcil de la gente syndicale il baissait la garde, notre Premier ministre. Il capitulait en rase campagne : les chômeurs ne sont pas syndiqués et on ne leur paye pas le TGV pour venir défiler devant l’Assemblée Nationale. Qu’était devenu notre fier mousquetaire, si prompt à croiser le fer contre les cow boys,  notre meneur de croisade ?

 

 

Que reste-t-il du plan pour l’emploi crânement annoncé le jour de l’investiture ? Que reste-t-il des grandes envolées, de la confiance qu’on devait retrouver ? En moins de 20 jours tout s’est envolé. 

 

 

Quand tout penaud il est paru dans nos étranges lucarnes, déjà on regrettait le bon vieux Raffarin en se demandant : qu’est devenu notre mousquetaire, notre matamore, notre fier à bras ? S’est-il volatilisé ?

 

 

 Alors pour ceux qui l’auraient aperçu, n’hésitez pas, nous sommes à la recherche de notre Villepin perdu !

 

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24 juin 2005 5 24 /06 /juin /2005 00:00

Quelle santé ! Depuis que Cécilia fait chambre à  part, quel tonus ! Le karcher à la Courneuve le matin, les magistrats du siège le lendemain, on voit qu’il est de retour aux affaires notre petit Nicolas. Pour une fois qu’un ministre abandonne le sabir de bois ce n’est pas ici qu’on lui reprochera de s’exprimer franchement sur le sens de son action.

 

Rien n’étant dit par accident, rien ne se générant spontanément, la bourrasque médiatique qu’il vient de déclencher résulte d’un calcul très savant tant ses dangers me semblent évidents. Depuis qu’on nous avait assuré que Juppé savait parfaitement ce qu’il faisait quand il dissolvait l’Assemblé, il m’arrive de douter de la lucidité de nos plus éminents politiciens.

 

Nettoyer la Courneuve concerne les électeurs du 9- 3, tout le monde ne pouvant être de Lyon comme aurait plaidé Mr  Brun. Çe n’est que très banal pour un ministre chargé de la sécurité des citoyens. Mais interpeller un juge pour une remise en liberté qui s’est aussi dramatiquement terminée c’est moins anodin, d’autant moins anodin que les faits incriminés ne sont pas circonscrits à un périmètre de non droit. Tout un chacun aurait pu tomber sous le coup de ces récidivistes ! Que faisaient-ils d’ailleurs ces braqueurs sur nos chemins alors qu’un tribunal avait, en notre nom, requis une « perpéte » vite élargie en une peine de moins de 10 ans.

 

C’est du pain béni pour un Sarkozy qui se saisit dès lors de tous les micros obligeamment tendus et nous assène sur toutes les radios : ce juge doit payer !

 

Je tenais en estime ce personnage et l’avais, dans un précédent billet, paré de tant de qualités que même un thuriféraire n’y aurait rien retranché. Alors objection, votre Honneur !

Qu’un juge, qu’un magistrat doivent rendre des comptes, c’est sur. Que ce crime soit imputable à cette remise en liberté, c’est évident. Que par leurs cris d’orfraie tout ce que la gauche compte de vertueux, de faux culs, de donneurs de leçons s’empare de cette diatribe c’est de bonne guerre. Non, mais çette « sortie » n’a pas de sens !

 

En poursuivant le raisonnement de Mr Sarkozy, en ne remettant pas en liberté par anticipation ces condamnés, leurs agissements criminels auraient été certes retardés, ce crime n’aurait pas eu lieu mais un autre, en un autre lieu, puisque tout l’argument repose sur la dangerosité avérée de ces assassins et qu’il n’est pas de prison à perpétuité. Mr Sarkozy suggère donc de déplacer l’heure du crime et le nom de la victime. Vaut-il mieux stocker plus longtemps tout ces malfaisants dans des prisons alors que la loi les remettra en circulation un jour de toute façon ? Toute cette gesticulation nous aura montré qu’on a le choix entre les laisser croupir plus longtemps et devenir de plus en plus méchants ou de les laisser filer bon an mal an en sachant pertinemment que casse il y aura !

 

Le risque existera toujours pour l’un de nous de croiser ces mécréants, alors il est navrant de désigner à la vindicte populaire le magistrat qui n’a fait qu’appliquer la loi. On attend d’un homme d’État du recul sur l’événement et d’un shérif de dégainer à bon escient.

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16 juin 2005 4 16 /06 /juin /2005 00:00

Ils n’ont pas fini de payer les conséquences de cette inconséquence. Rarement situation aura été plus compromise. On résume : Jacques, l’apologiste de la politique agricole commune, cette manne pour nos paysans reconvertis en agriculteurs, est désavoué par ces derniers qui lui ont tiré le tapis sous le pied. Comprenne qui pourra. Exclusifs bénéficiaires d’un système bureaucratique dont syndicats, exploitants et gouvernements n’ont de cesse de masquer les dérives, ils ont pour la majorité d’entre eux dit non à leur bailleurs de fonds : l’Europe.

 

 

 

Quelle ineptie a-t-elle frappée les collecteurs de toutes les aides, dérogations, subventions, prix garantis et autres mesures de soutien, qu’ils vivent de la terre ou de la mer, pour disqualifier le champion de leur cause ? L’on doute que Jacques ait ri de cette jacquerie là. Se sont-ils seulement comptés ces 2% qui s’attribuent plus de 40% du budget européen?

 

 

 

Déjà en difficulté avec les pays de l’est pour sa gauloise arrogance, en délicatesse avec les allemands pour son insistance à récréer un axe Paris Berlin, notre président se trouve tout démuni face au défi que lui pose Tony.

 

 

 

La PAC est à la France ce que la ristourne est aux grands bretons : une aberration. Mais quand Jacques accumule les échecs Tony surfe sur les succès. Le modèle honni du libéralisme à l’anglo saxonne ringardise le discours ni social ni libéral, ni de gauche, ni de droite, ni de nulle part d'ailleurs, du tandem Chirac – Villepin, qui tourne à l’imprécation.

 

 

 

Refusant la « Tatchériseration » de notre économie, impuissants pour rénover notre modèle social, nos dirigeants se réfugient derrière les jacqueries des catégories les mieux protégées pour quémander à Bruxelles davantage de subventions pour les plus turbulents. Mais quand la reconnaissance du ventre n’est plus au rendez vous il n'ont que le choix entre tirer leur révérence ou une nouvelle cure de démagogie. 

 

 

 

Lorsqu'aucune vision ne vient justifier d’une politique commune, lorsqu'aucun projet ne suscite l’adhésion, quel peut être le sens d’un budget européen si ce n’est de montrer à ses électeurs - percepteurs que dans ce jeu de dupes on est le meilleur ? On est en pleine crise, vraie crise de mauvaise foi.

 

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