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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 14:42

Elles vont s’appliquer et pas seulement dans le domaine où elles étaient attendues, celui de la justice pénale mais aussi en matière de justice fiscale. Reprendre de la main gauche ce que la main droite a donné n’est pas une nouveauté. Chirac s’en était fait une spécialité en réduisant l’IRPP et en laissant glisser CSG et RDS.

Sarkozy lui emboîte le pas. A peine les cadeaux fiscaux ont ils été distribués que l’on s’empresse de récupérer au nom de l’équité devant l’impôt le manque à gagner de la générosité pré électorale. Et ceux qui avaient pu croire que les mauvaises manières disparaîtraient sont les dindons d’une farce fiscale que l’ex ministre du budget connaît sur le bout des doigts.


Pas qu’on trouve ce plancher fiscal particulièrement inéquitable, même que l’on pense qu’il rétablit une certaine morale dans un domaine où elle était absente depuis Chaban et ses avoirs fiscaux. Devoir importer du pays du libéralisme outrancier une mesure d’égalité devant l’impôt ne manquera pas de saisir d’effroi tous les contempteurs du système américain. Sarkozy n’aura pas passé ses vacances aux États Unis pour rien.


A manquer du courage d’abattre les niches dans les quels les plus astucieux, souvent les mieux nantis, prospèrent condamne – pour boucler le budget de l’État - à dénaturer les incitations qui devaient redonner aux acteurs économiques les plus volontaires le goût d’entreprendre.


Comprenne qui pourra, mais la montagne nous semble encore une fois en voie d’accoucher d’une souris dont ont ne doute pas qu’elle grignote surtout le pouvoir d’achat.

 

 

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 15:29

 

 

 

L’heure n’est certes pas au bilan ; tout juste si derrière le style peut-on se risquer à décrypter  les aspects les plus déconcertants des actions impulsées par le président. Ses thuriféraires vantent déjà sa capacité à épouser les préoccupations de ses administrés, voire à les anticiper. Ses zélateurs insistent sur son savoir faire à l’égal de son faire savoir. Ses détracteurs vilipendent sa générosité au profit de ses électeurs, ses contempteurs vitupèrent son omniprésence, son hyper activité, son appropriation permanente de la couverture médiatique.


Rendons grâce à notre nouveau leader d’avoir redonné à la France une place sur la scène internationale. Quelque soit les petites combines qui assurèrent son succès, celui-ci est d’autant plus notable que son prédécesseur avait réussi à garantir notre isolement.


Voila pour le satisfecit.


Mais sur l’essentiel, sur la remise à plat des compteurs, sur la remise au diapason mondial de nos acteurs économiques le constat n’est pas à la hauteur des proclamations de campagne. Sur tous les sujets où notre pays est pris en défaut, dans les domaines où il est patent qu’il est urgent de réformer : durée du travail, déficit de la sécu, performance des entreprises, etc..., le compte n’y est pas.


Non seulement les dispositions proposées sont insuffisantes, mais elles apparaissent conduites par un sens de l’opportunisme et du consensuel plus que par une volonté de fer quitte à en payer le prix par une chute de popularité.


Jamais l’art médiatique du président n’est mis à contribution pour « vendre » à ses concitoyens l’impérieuse urgence de remettre le pays au travail, jamais la pédagogie sarkozienne ne vient au secours de ministres besogneux.  Réformer est par essence impopulaire surtout quand on prétend stopper la machine à remonter le temps, instituée par l’utopie socialiste.


Il est temps de devenir impopulaire, au risque de troquer le réformisme par de l’activisme. C’est nous semble-t-il la pente sur la quelle le président a commencé à se laisser entraîner.

 

 

 

 

 

 

 

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 10:31

On imagine sans mal la scène. Nicolas tour à tour patelin, exaspéré, furibard devant la moue dédaigneuse d’une Cécilia teigneuse refusant au denier moment d’aller déjeuner chez belle maman, non chez maman Bush. Tous les couples ont connu ces crises qui mettent les nerfs à dure épreuve : « non j’irai pas ! » et bien empêtré après avoir usé de toute la panoplie des armes de persuasion, hormis le feu nucléaire, le président invente une angine de circonstance pour expliquer sa venue solitaire.


Qui doute encore que le président n’ait du faire face à un caprice de femme caractérielle monnayant ses apparitions de première dame dans le cadre d’accords bien tarifés. Cet extra chez les paysans texans n’avait sans doute pas été prévu au contrat et l’avenant n’a pas paru suffisamment convaincant pour obtenir l’agrément de sa chère Cécilia.


La situation pourrait rapidement devenir grotesque. Un départ au milieu d’un sommet européen, une absence lors d’un banquet républicain, une arrogance et un dédain bien marqué pour tout ce qui n’appartient pas au monde du strass et des paillettes, le président devra régler le cas Cécilia avant qu’un dérapage autrement plus dégradant pour son image de chef d’état ne vienne ruiner sa crédibilité pour conduire les affaires de la France.


Un cactus ça n’a qu’un point commun avec la baïonnette : on ne peut pas s’asseoir dessus.

 

 

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 21:20

Il languissait. Jack feignait d’être indifférent. Kouchner, Védrine, Strauss Kahn et quelques seconds couteaux avaient été sollicités par le président, mais lui était bel et bien absent dans la distribution des hochets.


Alors il a pris les devants. Il a jeté la carte du PS avec l’eau du bain. C’est rose pimpant qu’il a annoncé devant les caméras, pour que nul ne l’ignore, qu’il s’était libéré pour réfléchir sur les institutions. On ne sait si le président offrira un petit boulot au député boulonnais, mais pas de doute que l’Elysée sera sensible à la disponibilité de l’ex phare socialiste.


On peut le brocarder, se gausser de ses travers il n’en demeure pas moins l’une des figures emblématiques de la gauche française. Quelque soit son avenir dans la refonte de la constitution il restera l’homme des libraires qu’il a sauvé par le prix unique, l’homme de la fête de la musique qui s’est imposée dans tant d’autres pays et l’inventeur du « passage de la nuit à la lumière » pour qualifier l’avènement de Mitterrand !


Le PS n’en finit pas de se décomposer. Ses gloires passées se mettent en congé ou en disponibilité. Pour compenser ses désertions le parti devra bientôt faire appel à des réservistes. Il en est un particulièrement discret, languissant dans son exil rhétais, qui se verrait bien en roue de secours.


Et là pas de doute si Jospin devait sortir de son île, ça ne serait pas dans le cadre de l’ouverture prônée par Sarkozy. Qui mieux que l’austère Lionel pourrait conduire les dirigeants laissés au bord du chemin par Nicolas au cimetière des éléphants ?

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 10:45

L’ouverture fait grand bruit. Elle déstabilise à gauche, irrite à droite. Elle n’était pas inscrite dans le projet électoral du président. L’eut-elle été que personne n’y aurait cru.


L’ouverture, telle qu’elle est pratiquée, consiste à ce stade à recruter des éminences des autres camps. La plupart des personnalités approchées se laisse apprivoiser et succombe au chant de la sirène sarkozienne. Le méchant loup sectaire se transforme à peu de frais en bon pasteur  œcuménique. C’est là sans doute le bénéfice unique de cette opération de séduction.


Résumons les enjeux de l’élection : choisir le plus apte à conduire le projet politique préféré des français. Ce choix fait, le président est évalué dans sa capacité à réaliser les réformes issues de son projet.


Penser que l’appui de quelques personnalités longtemps opposées à ses réformes en facilitera l’application relève de la naïveté. A contrario cela devrait durcir une opposition affaiblie par le lâchage de quelques uns de ses talents. C’est un truisme de rappeler que la pratique du consensus est contradictoire avec la raison d’être de l’opposant. Si l’objectif de l’ouverture c’est d’affaiblir l’opposition parlementaire, le risque n’est pas seulement d’obtenir un effet contraire, mais de réussir et de se retrouver avec une opposition qui n’ait plus que la rue pour s’exprimer.


Quant aux effets de ces initiatives sur son propre camp, ils apparaissent bien contradictoires. Passé le crédit donné au bon pasteur qui élargit son troupeau, il faut reconnaître que la promotion des adversaires en lieu et place des supporters laissera des traces durables. A quoi bon se décarcasser si la sucette attendue est finalement offerte à l’ouvrier de la dernière heure. Il n’y a que l’Evangile pour justifier qu’un meilleur traitement soit réservé au moins bon des enfants… A cette aune là, beaucoup seront réticents à mouiller le maillot lors des prochaines consultations.


Nicolas, reprends toi ! ne perd pas de vue que les derniers convertis seront aussi les plus prompts à déserter le navire à la première bourrasque et qu’aucun des laissés pour compte de ton ouverture ne viendra alors soutenir ton équipage affaibli.

 

 

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 11:28

Le cas est débattu sur toutes les antennes. Pas un politicien qui ne se prononce sur ce problème et ne profite d’un micro, d’une caméra pour nous gratifier du résultat de ses cogitations. L’opposition y va de son couplet anti sarkoziste, la majorité fait bloc derrière son président. Le sujet de toute cette agitation, lui, se tait, se terre selon certains. C’est vrai qu’il est discret le Fillon, qu’il ne donne pas dans la posture « mousquetaire » qu’affectionnait tant son prédécesseur.


On aura compris que cette polémique sur le rôle du premier ministre et l’omni présence du chef de l’état intéresse peu dans le pays. Un président a nommé son gouvernement et désigné parmi ses membres le premier d’entre eux. Cette situation est tellement banale qu’elle n’étonne que ceux qui cherchent à ergoter.


Mais la France d’en bas, chère à ce brave Raffarin, n’a cure de ces questions pataphysiciennes. Elle est concernée par la mise en place rapide des mesures proposées et approuvées par les consultations des français.


La question du qui-fait-quoi, des rôles respectifs des membres de l’exécutif ne concerne que  ceux chargés de mettre en œuvre les réformes. Peut-être les opposants au changement s’inquiètent-ils de voir le train des réformes se mettre en branle avec célérité ? Et plutôt que de proposer une politique alternative qu’ils ont échoué à présenter aux suffrages des électeurs, cherchent-ils – en déconsidérant  le premier des ministres - à jeter le doute sur la capacité du gouvernement à appliquer la mission qu’il a reçue des français ?


On peut prédire, sans grand dange,r qu’il leur faudra de meilleurs arguments pour empêcher le train d’avancer.

 

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 10:35

L’atterrissage est brutal. La droite dégringole de son petit nuage avant même d’avoir enclenché son parachute doré ! La Gauche pavoise : elle a troqué la déculottée annoncée par une vaguelette rose dont sont sortis tel des phénix miraculés les Dray, Montebourg et autres DSK.


Cocasse la vue des responsables de l’UMP assurés d’une confortable majorité dont les mines défaites trahissaient une victoire chipée par un PS requinqué, dont les ténors arboraient des mines de vainqueur. Le monde à l’envers.


Le parler vrai dont on vous entretenait a frappé ! Le pays veut autant la réforme que le pendu souhaite la corde qui va le soutenir… A l’évocation du moindre changement la populace se dérobe et court en frissonnant se réfugier auprès du parti de l’assistanat de la mièvrerie et de la compassion…Borloo béni des socialos.


Sarkozy passera vite de l’état de grâce à celui de disgrâce : ce second tour est l’avertissement sans frais que le français est le plus conservateur des électeurs. Et n’y aurait-il eu l’insondable fatuité de Marie Ségolène la droite se serait planté aux présidentielles. Tout autre candidat rose aurait construit sur les ruines du chiraquisme et de l’anti sarkozisme primaire un boulevard pour l’Elysée. Il fallait la niaiserie et l’incohérence Royal pour se fourvoyer comme elle l’a brillamment réussi, pour aussitôt s’en féliciter ! On comprend que les éléphants enragent d’avoir été bernés.


Mais les pendules sont remises à l’heure et les discours sur l’hégémonie bleue deviennent aussi décalés aujourd’hui que le discours de Bayrou sur les dangers du bipartisme. La France a voté conservateur : elle a donc envoyé des roses pour s’opposer à la remise en cause des avantages acquis, freiner les réformes et se languir dans le statu quo.


Bravo Borloo, il aura mis en évidence la difficulté de traiter les français en adulte. Sévère constat qui laisse présager de difficiles lendemains.

 

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 11:03

Le gouvernement prend des risques, ou plus prosaïquement, tente de récupérer une boulette à son avantage. Le lapsus de Borloo ouvrant la polémique sur une hausse de la TVA n’en finit pas d’animer cet entre deux tours. Parler d’augmentation d’impôts à la veille d’une élection, ce serait casse cou si le sort des urnes était incertain, mais avec des perspectives de majorité hégémonique, le gouvernement peut se faire une petite frayeur à peu de frais.


Et surtout reprendre l’avantage en clamant que lui rompt avec les discours euphorisant et lénifiant précédant les scrutins. Sarkozy et son équipe parlent vrai aux électeurs : cette promesse de hausse de TVA nul ne doute qu’ils la tiendront ! Qu’on la baptise TVA sociale ou anti délocalisation, l’effet sur le portefeuille du consommateur est également pénalisant.


Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On nous annonce déjà que le SMIC sera moins revalorisé que ce à quoi on s’attendait. En clair, ce n’est pas demain qu’on rasera gratis…


Encore un petit effort, et la vérité sortira de la bouche de nos ministres et de notre président. Parce que le problème n’est pas cette spirale infernale qui conduit à augmenter la TVA , à relever la CSG ou à inventer une nouvelle CRDS, le parler vrai serait d’annoncer que les dépenses sociales de ce pays doivent être réduites, pas seulement maîtrisées comme toujours promis et jamais tenu.


Non, il faut lancer le balancier dans le sens d’une réduction des coûts sociaux et préparer les français à acquitter directement les prestations généreuses qui leur sont attribuées « gratuitement ».


Là serait le parler vrai. Là serait la rupture, la révolution. On veut bien comprendre que le gouvernement attende les lendemains d’élection : ne faut-il pas être élu très majoritairement pour réaliser un tel chambardement ? Alors parler de réduction des prestations : pas question.


On atteint là les limites du parler vrai !

 

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 10:44

Ce n’est qu’une première salve mais le tir est ciblé : la mégère du PS et son pacsé. Mélenchon et Vals sans faire partie du premier cercle ne sont pas des seconds couteaux. Haro sur Ségo et dégât collatéral : Hollande.


La reprise des hostilités pourra-t-elle attendre le soir du second tour ? Rien n’est moins sûr. La tentative avortée de rallier le béarnais a mis les éléphants en émoi. Aller marchander quelques voix auprès du solitaire du Modem quand on prétend diriger l’opposition : c’est un aveu de faiblesse, c’est une erreur grossière car, perdu pour perdu, les deux ou trois sièges qu’elle pourrait récupérer par ce voyage à Canossa n’empêcheront pas la déculottée annoncée.


Alors quelle mouche l’a piquée pour téléphoner à Bayrou sans consulter les instances du PS?


Le plaisir de montrer qu’elle est indépendante, qu’elle ne doit rien à personne et qu’elle trace son sillon sans se préoccuper du parti, de ses caciques et de ses éléphants. C’est une stratégie de l’improvisation, de l’impulsivité : c’est la confirmation que Mme Royal était une candidate incapable de construire un projet dans la durée.


Elle failli à regrouper sur son nom une majorité, l’Histoire va avancer, elle restera pour la gauche celle qui l’a faite échouer là où tout autre candidat rose pouvait prétendre s’installer à l’Elysée.

 

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 10:23

Un seul être nous manque et tout est dépeuplé ! Le paysage audiovisuel français (PAF) est amputé depuis quelques jours de l’une de ses figures emblématiques qui faisait parti du décor. Mme Royal s’est glissée subrepticement hors du champ des caméras. Ce n’est pas que les télés ne la traquent pas, c’est qu’elle juge inutile d’apparaître telle qu’elle est devenue : la perdante qui a mis le feu à la maison socialiste.


Autant laisser les électeurs sur l’image de papier glacé d’une Joconde éthérée flottant sur un petit nuage et avec l'espoir bien téméraire d’enlever la victoire à un adversaire trop puissant.


Les flonflons de la fête auront duré même après la déception d’une défaite non assumée. Marie Ségolène ne veut pas écorner le capital de nostalgie qu’elle garde chez certains électeurs. Alors pourquoi troquer cet atout qui s’érodera avec le temps en s’investissant dans des législatives mal engagées.


Au secours la maison brûle ! Mais Marie Ségolène est à Djerba, non elle est de retour dans son fief du Poitou-Charentes, non elle est à son bureau de l’assemblée nationale à réviser son agenda. Seule certitude pour les militants : elle ne se bat pas.


Après moi le déluge, semble dire Mme Royal. Elle a raison, autant attendre que la défaite électorale fasse du parti socialiste un champ de ruines plutôt que de voir son nom associé à une déculottée programmée.


Aux militant du PS d’apprécier si un leader – même en jupon – doit s’épargner de mouiller la chemise et d’aller au charbon ou si ce retrait de la campagne ne s’apparente pas à une désertion.


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