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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 16:32

Il l’a eu sa caution. Il n’en est pas peu fier. Fils légitimé du chiraquisme Sarkozy a réussi ce qui paraissait il y a trois mois mission impossible : rallier à sa cause toute la chiraquie.


On pourra toujours gloser sur le nombre de mots dont le président s’est fendu, sur les épithètes dont il l’a paré et sur ceux qu’il a omis de prononcer. Toujours est-il que Sarkozy est le premier candidat de la cinquième république à recevoir le parrainage officiel du président sortant.


C’est une assurance de continuité, c’est la reconnaissance que l’onction monarchique est toujours recherchée. Car Sarkozy ne s’en était pas caché, son adoubement il l’avait souhaité. Il s’était même avancé en annonçant qu’il l’avait sollicité. Il fallait bien qu’il ait reçu des gages pour en faire état, un atermoiement eut été du plus mauvais effet.


Finalement il aura renoncé à tuer le « père ». C’en est donc fini de la rupture. En s’interdisant le droit d’inventaire Sarkozy donne du grain à moudre à ses adversaires. Il va devoir sans cesse expliquer qu’il va faire du nouveau en justifiant l’ancien. Les as de la dialectique et de la rhétorique s’en délecteront.


Mais dialectique et rhétorique sont aussi les cordes usées de la démocratie de tréteaux. Sarkozy a gagné en fidélité ce qu’il a perdu en liberté. On n’est pas sur que le compte soit bon.

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 10:31

Test grandeur nature sur la capacité des candidats à mettre en place les réformes que tous appellent de leurs vœux.


Le décret Robien tombe à pic. L’occasion rêvée de mettre en cohérence grands discours et petites actions. Il ne s’agit manifestement pas d’une révolution ce décret Robien qui consiste à reprendre une heure de « décharge » à des professeurs harassés par 17 heures hebdomadaire, ou à former les futurs professeurs de façon à ce qu’ils puissent enseigner deux matières. Ça ne semble pas franchement révolutionnaire.


D’ailleurs ils se sont comptés derrière les bannières en battant le pavé de cette fin d’hiver. A peine quelques milliers. La mesure est de bon sens, appuyée par les parents, la majorité des enseignants, et à n’en pas douter, les élèves.


Face à cette réformette les candidats ont-ils haussé le ton ?


Non, machine arrière toute. Pas question de toucher aux privilèges des fonctionnaires ! On abolira le décret Robien, ont-ils juré d’une seule voix. Ce Robien quel innocent, quel inconscient, croire encore à son age aux vantardises électorales que les candidats professent sur les tréteaux.


A peine confrontés à une velléité de contestation ils abandonnent toute résolution réformatrice. Le fanfaron du Béarn est coutumier de la reculade en rase campagne, la dame en rose n’en est plus à exiger les 35 heures du corps professoral mais à faire des œillades appuyées à cet électorat qui menace de la snober. Reste Sarkozy, peu disert sur la question.


Alors Nicolas, on l’abroge ce décret, ou on assume son statut de candidat des réformes ?

 

lire aussi : Economiser le mépris

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 09:28

Encore un gadget : Les candidats continuent à dénaturer le débat présidentiel. Bayrou qui promet la rupture donne dans le populisme où l’avait devancé Royal.


Ils ne savent plus quoi inventer pour faire parler d’eux. Il leur faut encore tenir 4 semaines pour entretenir l’idée qu’ils ont des solutions à proposer qui évitent de recourir à plus d’effort, plus de travail et éventuellement à quelques larmes.


Alors ils inventent des mots censés résoudre nos maux. C’est la logorrhée Royal emplie de cercles vertueux, de gagnant gagnant, de démocratie participative et autres formules creuses dont elle gave les gens. C’est plus facile de flatter le penchant naturel de ceux qui en 30 ans ont été intoxiqués au « on y a droit » que de siffler la fin de la récré.


Et Bayrou ne veut pas être en reste lui qui s’aventure sans vergogne sur les terres socialistes. Il vient de sortir son nouveau lapin blanc, sa potion magique qui va redonner le leadership à la France. Il annonce la création d’un grand ministère sociétal. Pas moins que ça !


Pour ceux qui s’interrogeraient sur le sens de cette révolution, on va lever un petit coin du voile. Il s’agit de s’occuper un peu mieux des vieux, des jeunes, des immigrés, des retraités…et on en a certainement oublié ….


La pensée politique Bayrurienne confine à la néantitude. Nul doute qu’avec cette arme fatale le chômage soit vaincu, les banlieues pacifiées, les immigrés assimilés.


Et puis dernière invention, on sort une sixième constitution ! Pendant qu’ils se chamaillent pour mesurer les bienfaits comparés d’un peu de proportionnel ou de l’invention d’une nouvelle dénomination pour le ministère des anciens combattants, ils évitent de rappeler le fondamental, l’essentiel : c’est qu’avant de distribuer, il faut produire et pour produire il faut se remettre à travailler, quitte à ne pas gagner plus pour commencer

 

 

 

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 11:24

De Robien, le mutin de l’UDF vient de faire la nique à Bayrou. Ce matin il se transforme en magicien et distribue les picaillons de l’Etat à des enseignants qui on s’en doute trouveront le geste insuffisant. Plus de 3000€ d’augmentation annuelle : ce n’est pas une aubaine, c’est un vrai magot pour des fonctionnaires qui ne risquaient pourtant pas la soupe populaire.


Piocher dans les caisses vides à un mois des présidentielles ne peut s’expliquer que par la nécessité de couper l’herbe sous les pieds au roquet du Béarn, l’ami des syndicats d’enseignants. Il n’a jamais été prouvé que la reconnaissance du ventre fût la qualité la plus répandue chez les professeurs. En revanche cette action va alimenter l’exaspération de ceux qui par manque de capacité de nuisance sont systématiquement ignorés par la générosité ministérielle et vont aller grossir les rangs des déçus des partis politiques traditionnels.


Assedicables, smicards et petits retraités peuvent se consoler en se réfugiant dans l’abstention ou en apportant leur voix aux partis extrêmes, et passé le premier tour il leur restera toujours leurs yeux pour pleurer.


Les profs peuvent pavoiser, leur «toujours plus» vient encore de payer ! Quel que soit le candidat qui se retrouve à l’Elysée, leur avenir est assuré. Ils peuvent partir en congés, bien payés !

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 17:14

L’histoire sait être cruelle, surtout quand elle se répète. Le spectre de l’absence de la gauche au deuxième tour prend de la consistance. Sa candidate n‘est pas sans responsabilité dans cette déroute mais l’incapacité des dirigeants du parti socialiste à tirer les leçons de l'échec de 2002 compromet leurs chances de se rétablir. Et si la gauche de gouvernement devait être exclue une seconde fois, on ne donne pas cher de son avenir, sous cette forme là.


Dans la France du début du XXI ème siècle où le pays a du mal à coller au peloton de tête – pour rester optimiste – l’électeur a le choix entre l’immobilisme du centre, la désétatisation accélérée avec la droite et la descente en deuxième division avec la gauche.


La gauche s’est auto dissoute en refusant de choisir entre la voie sociale-démocrate de tous ses partis frères européens – représentée par le Fabius d’avant son virage de cuti, puis par DSK, la voie étatique incarnée par Emmanuelli et le nouveau Fabius. Les tergiversations du parti socialiste entre le modèle crypto communiste de ces derniers et le modèle socialiste à la Tony Blair pour les premiers interdisent de comprendre qui de l’assistanat ou de l’entreprenariat a la préférence de sa candidate. En donnant à chacune de ses options des gages contradictoires de préférence Mme Royal a boosté le candidat du centre.


Elle s’est par là même interdite de reprendre la main sur l’option sociale-démocrate, cette thématique étant préemptée désormais avec un certain succès par le béarnais.


Alors les derniers pointages qui donnent un net avantage à la forme édulcorée de libéralisme de Sarkozy, risquent fort de se trouver infirmés quand le béarnais aura marqué un point  décisif sur sa concurrente de gauche. Le succès du béarnais dans l’épreuve finale ne serait dès lors plus qu’une question de quinze jours. Il ne peut y avoir de doute sur l’issue de ce duel.


Eviter que Bayrou n’arrive second ne passe plus par la relance de Mme Royal. Ses simagrées compassionnelles auront fait pleurer dans les chaumières en érodant sa stature de présidentiable. Une présidente essuyeuse de larmes, ce n’est pas forcément flatteur pour l’électeur. Ses contorsions anticapitalistes de Villepinte ne lui auront pas permis de mordre sur les partisans de la gauche communiste ou pseudo révolutionnaire. Sa chute dans les sondages s’explique par ses valses hésitation.


Le candidat du Front peut dès lors prétendre arriver en troisième position au soir du 22 avril. Un coup de pouce qui le propulserait en deuxième position assurerait à Sarkozy de se trouver élu au soir du 6 mai. Cela mérite réflexion.

 

 

 

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 10:57

Qu’est qu’un ministère, quand il ne s’agit pas de celui d’un culte ?

La question semble incongrue mais, à en juger par la bronca déclenchée par le petit Nicolas annonçant un grand ministère de « l’immigration et de l’identité nationale », on est en droit de s’interroger.


L’exercice des fonctions gouvernementales impose une évidente division des tâches et le regroupement de certaines missions en un seul et même lieu de pouvoir ne paraît pas, au citoyen lambda, suffisant pour susciter la feinte colère des « bien-pensants ».


On a encore un ministre des anciens combattants et Dieu sait si leur nombre va décroissant, on a toujours un ministre de la cohésion sociale et Dieu si elle est brinquebalante, on a aussi un ministre de l’économie et Dieu sait si ces dernières sont inconnues de nos gouvernants. Alors un ministre de l’immigration et de l’identité nationale, ça choque en quoi ?


Cela ressemble à s’y méprendre au comptage ethnique : tout le monde en parle mais personne ne veut y atteler son nom, au risque de se voir accoler l’épithète infamante de raciste. Et pourtant il faudra bien succomber à ce dénombrement si on veut un jour savoir comment la France s’est, au fil des ans, recomposée.


L’immigration c’est le tabou bousculé par Sarkozy : elle s’invite à tous les débats mais la regarder en face c’est donner dans la lepénisation, autre qualificatif anathémisant. Mais plus encore, oser prétendre que la France a une identité face  ceux qui s’échine à la diluer c’est retourner aux racines de la création de la nation et ça la gauche n’en veut à aucun prix : on est internationaliste, éventuellement juif ou arabe chez ces gens là mais certainement pas français d’abord !


L’Amérique terre de colonisation avant de devenir pays d’immigration a su faire de l’obtention du statut de citoyen un fait marquant de la vie des nouveaux entrants. L’adhésion aux valeurs promues par les pères de la nation est le sésame incontournable de l’adoubement par la nation.


Etant devenu, à notre corps défendant ( ?) une terre d’immigration, qui aurait t-il d’indécent à faire de l’acceptation des règles de notre culture une étape nécessaire à l’obtention de l’identité française avant de se voir délivrer la carte du même nom ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 10:20

Il n’aura échappé à personne que Bayrou fait un score pré électoral que ses plus  chauds partisans n’avaient pas même envisagé. Il n’aura pas échappé à la perspicacité de nos concitoyens que ce score se bâtit non sur l’étiolement des extrêmes, restés bien stables depuis le début de la campagne, mais en piochant dans les réservoirs deux principaux candidats.


C’est un succès qu’il doit peut être à son talent, à son art de l’improvisation – tant son projet fumeux donne l’impression de se construire sans aucun dessein – mais tout autant à la désaffection de l’électorat pour le duo Ségo Sarko.


Pour synthétiser la situation à 50jours de l’échéance.


Au centre un ventre mou qui se prend pour un dur, sur les ailes des durs qui donnent dans le « molletisme ». A expurger les idées de rupture chez le candidat de la droite, à devenir interventionniste plutôt que d’affirmer son libéralisme Sarkozy a écorné son image de droitier républicain.


Quant à Ségolène, ses atermoiements entre le discours politico rigide du socialisme radical et ses embardés sur le terrain de la démocratie social, c’est à en perdre son latin.


Décontenancé par les méandres dans les quels s’enlisent les projets de la droite comme de la gauche, l’électeur considère que quant à faire du centrisme autant le faire avec l’original plutôt qu’avec l’une de ses mauvaises copies.


Alors si on veut renvoyer le béarnais dans son écurie à l’éducation de ses pouliches, il faudrait que les candidats qui ont une conviction à défendre reprennent leur visage de libéraux ou de socialiste et cessent de jouer à la chèvre qui ménage le chou. Sauf à avoir décider de faire chou blanc.

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 18:31

La question inquiète les états majors des grands partis : des candidats seront-ils exclus par manque de parrainage ? Si l’hypothèse souvent évoquée se confirmait, les scénarios du premier tour s’en trouveraient forcément modifiés. Les modèles de prévision des instituts seraient mis en échec car aucune référence à des élections précédentes ne deviendrait exploitable. Or c’est sur les résultats sortis des urnes lors des consultations précédentes que sont construites les simulations.


Mais le gros temps pourrait tourner à l’avis de tempête si les électeurs privés de candidats suivaient les consignes déstabilisatrices que pourrait donner, par exemple, un Le Pen empêché de concourir.


Pour conjurer le risque d’un éventuel « tsunami » électoral, les grosses pointures de l’UMP et du PS ( ?) tentent de mobiliser les maires non inscrits pour les inviter à apporter leur parrainage aux « petits candidats ».


Pourtant il existe une solution très simple : c’est autoriser un maire à parrainer plusieurs candidats.  Dans de nombreuses institutions qui pratiquent l’adoubement des nouveaux membres par des « parrains » il est possible d’apporter sa caution à plusieurs personnes. Parrainer ne signifie pas adhérer, mais seulement donner son soutien à une candidature. On peut donc très normalement apporter sa caution morale à des candidats dont on ne partage pas les options.


Une constitution  ne se révise pas en un tournemain, mais cette modification là aurait pu utilement être inscrite dans la dernière révision dont l’impérieuse nécessité avait échappé à beaucoup d’observateurs.

 

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 21:26

En franglais, erreur de timing, c’est quand même plus parlant.


Même les meilleurs peuvent se tromper. L’essentiel c’est d’arriver à point, peu importe le tempo, peu importe les mouvements du yoyo, c’est le 22 avril qu’il lui faut c’est être au plus haut.


A cette aune là on peut porter un jugement critique sur les choix de Nicolas. Après avoir monopolisé les média en janvier, ce qui lui valut les sondages que l’on sait, il a disparu en février laissant le champ libre à la concurrence.


C’est l’erreur classique qui n’épargne aucun des favoris, voir Balladur, Jospin qui en leur temps furent donnés vainqueurs.


Etonnant qu’il puisse se trouver encore des candidats pour rejouer le même scénario. Et pourtant Sarko a chuté de 5 points en quelques heures ! Il a sufi d’une prestation pour inverser un mouvement qu’imprudemment il avait jugé gagnant. Seulement son temps de parole est compté ; l’électorat est volatile et c’est celui qui le dernier impressionnera le troupeau des indécis qui sera promu Président.


C’est ce à quoi le quinquennat conduit. A ce simulacre de débat où l’avenir du pays se joue non sur la stature des prétendants, mais sur le tirage au sort de l’ordre des participants à une émission de télé réalité.


A ce jeu là, Nicolas sort aujourd’hui perdant. Il a deux mois pour montrer sa maîtrise de l’agenda des média.

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 15:35

Il est en train de prendre la grosse tête. Depuis qu’il a passé le seuil des 10% le petit béarnais s’y croit déjà. Son leitmotiv du présider autrement, du refus du clivage gauche droite a porté ses fruits auprès d’une opinion déroutée par les zigzag de Mme Royal. La gauche bobo a trouvé chez François Bayrou un refuge pas trop regardant sur les conditions d’hébergement.


Avec un programme dont l’alpha et l’oméga consiste à prétendre rassembler les français, encore heureux qu’il s’en soit trouver une poignée pour venir lui serrer la main.


Mais quand les choses sérieuses commencent il quitte le monde du réel pour rentrer dans l’incantation. Quand il annonce le recrutement d’un homme de gauche pour former un gouvernement, il oublie de préciser qu’une majorité UDF à l’Assemblée ne peut exister sans le ralliement des électeurs de l’UMP. C’est un détail que notre mystificateur passe sous silence.


Quand il prévient que jamais il ne reviendra à droite il détruit l’image centriste qu’il a jusqu’alors revendiquée. On croyait que le centre était à mi chemin entre droite et gauche. Pas pour Bayrou qui glisse lourdement vers le coté où il veut tomber. Il ne croirait plus aux chances de Ségolène Royal, il ne s’y prendrait pas autrement.


Encore faudra-t-il qu’il soit très malin pour convaincre les électeurs attachés aux promesses socialistes que l’avenir qu’il prépare est plus rose que celui concocté par la candidate Royal.


Du haut de son estrade le petit prof’ a déjà la tête dans les nuages mais les pieds scotchés dans un sacré bourbier.

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