Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Une fois ou deux l’an, l’actualité nargue le polémiste : elle ne lui donne rien à se mettre sous la dent, plutôt sous la plume. Enfin, rien de neuf pour déclencher un coup de gueule, pour inspirer l’une de ces formules cinglantes, de ces phrases couperets qui dardent spontanément comme des flèches au curare éxécutant la victime du jour.
Aujourd’hui est un jour sans. Personne ne se sera alpagué, passé au grill, moqué pour un acte manqué, pour une remarque inopinément désopilante quand ce n’est pas pour être resté coi, quand il fallait une réaction assassine.
A la Rochelle François a fait du Hollande et Ségolène a fait du Royal devant toutes les perches où pendouillaient des micros. A Versailles Nicolas a fait du speedy Sarkozy.
Deux bémols pourtant à cette journée sans vague. Michel a abandonné Rocard, il était compréhensible à l’université du PS, quant à l’équipe de France d’athlétisme elle s’est souvenue au dernier jour de sa virée à Osaka qu’elle n’était pas au Japon pour glander mais pour glaner des médailles.
On est heureux dans la défaite et comme l’a fait remarquer une certaine Arron, vedette du 4 fois 400 : « on va quand même pas pleurer pour avoir fait tomber le témoin. » Sur qu’elle est coachée par Mme Royal, celle là même qui a théorisé la défaite en chantant.