Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Depuis qu’elle est conclue la fusion GdF Suez suscite des commentaires aussi contradictoires que passionnés. Succès incontestable pour ceux qui hier était réservés, les sarkozystes, bradage inacceptable pour les tenants de l’économie dirigée emmenés par les syndicats qui sur un point au moins sont fondés à être dépités.
La question de savoir si c’est une bonne affaire ne risque pas d’être tranchée, car la réponse dépend d’abord de la casquette avec la quelle vous vous y intéressez. L’actionnaire, le salarié ou le client n’auront pas les mêmes critères d’évaluation du résultat, alors imaginez ceux qui réunissent ces 3 statuts à la fois !
Quant à la seule question qui mériterait consensus, de savoir si c’est bon pour la France, on sent confusément que la réponse est positive mais personne n’a pris la peine de nous expliquer en quoi ?
La politique énergétique et industrielle dans une économie mondialisée doit elle conduire à reconstituer des champions nationaux dont les actionnaires sont dispersés sur tous les continents ? L’indépendance énergétique dès qu’elle s’affranchit du modèle de l’entreprise nationalisée n’est-elle pas un miroir aux alouettes. Il semblerait qu’il ait fallu dix huit mois à Mr Sarkozy pour se convaincre du contraire, dommage qu’il n’ait pas consacré quelques instants à nous faire partager le fruit de ses réflexions.
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