Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ils sont connus, ils vont devenir célèbres, on ne parle plus que d’eux. Leur nombre n’est pas insignifiant – vingt trois mille, mais comparé à la population dont ils sont issus, plus de cinq millions, ils ne sont qu’une goutte d’eau, mais de cette goutte qui fait déborder les vases.
Ils défilent sur nos écrans de télé dès que l’on parle de budget. Quand va-t-on enfin les présenter ? Quand vont-ils descendre dans la rue pour qu’on puisse leur donner un visage, les interroger ? Qu’est ce que ça fait de ne pas être remplacés ? Mais impossible de les rencontrer, ils se réfugient derrière un anonymat qui nous renvoie au temps des hygiaphones des demoiselles du téléphone.
Pourtant à en croire leurs syndicats, leur absence va détériorer les services publics, leur non remplacement va faire de nos enfants des ignorants, des malades des mourants, et condamner les agents restant à avoir leurs citrons pressés.
De qui se moque-t-on ?
Un retraité sur deux ne sera pas remplacé, soit moins de un demi pour cent de l’effectif de cette Administration que le monde entier nous envie. Cette fonction publique et pléthorique qu’aucun gouvernement n’a osé réformer, qui s’arc boute sur un statut que Louis XVI lui-même n’aurait pas songé à octroyer à ses plus fidèles courtisans, de crainte d’une révolution.
Mieux vaut sourire que s’offusquer. Mais l’auto dérision n’est pas pratiquée par cette caste là.
D'ailleurs les cimetières aussi ne sont-ils pas peuplés de gens irremplaçables ?