Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ne sont-ils pas les enfants chéris de la république, les plus chers aussi ? L’état leur paye après le bac encore dix années d’étude, les nourrit et leur versent un traitement.
Pour toute reconnaissance les internes en médecine ont décidé de se mettre en grève !
C’est qu’après leurs études ils seront payés par la collectivité, ils pourront dépenser l’argent du système de santé, collecté chez les assurés sociaux sans qu’aucun compte ne leur soit demandé ! Quelle autre profession que les médecins peut tirer un chèque en blanc sur un compte illimité ?
Les carabins, futurs internes des hôpitaux, fleuron du système de soin à la française, ont décidé de se mettre en grève. Ils ne veulent s’installer et n’exercer qu’à l’endroit où ça leur plait, pus souvent sur le bords de la méditerranée qu’au milieu d’un quartier défavorisé. Ils contestent au ministère de la santé la prétention de connaître le lieu où la communauté a besoin de leurs soins.
Bien entendu ce sont les mêmes qui s’indignent de la fermeture d’un bureau de poste en zone rurale, ou d’un service public dans une cité. Mais eux n’ont aucune obligation vis-à-vis du service de santé. Ils en sont les futurs mandarins et entendent bien que leurs privilèges soient sauvegardés. Les apothicaires* dont on a déjà parlé ne menacent-ils pas de saboter le système de remboursement ?
Si leur grève devait prendre l’ampleur qu’ils en espèrent il faut souhaiter qu’un ministre rappellera à ces chérubins qu’ils sont les enfants gâtés de la république, qu’ils ont le devoir de servir la collectivité là où les français ont besoin d’eux. Personne n’oblige personne à devenir médecin aux frais de l’Etat.
Mais si à l’égal des polytechniciens ils veulent acheter leur liberté ils ont toute latitude pour rembourser à l’Etat leurs frais de formation. Aucun doute que cette suggestion ne fasse un tabac parmi les grévistes. Ne savent-ils pas mieux que quiconque que le tabac n’est pas sans danger.
* Lire aussi : la fronde des apothicaires