Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ils n’ont pas encore ajouté le choc des photos au poids des mots. Ce sera le prochain pic dans la pollution que les détracteurs légitimes de l’amendement Mariani répandent sur ses promoteurs et leurs partisans. C’est le bon droit de l’opposition de pourfendre une disposition contestable aux yeux des universalistes, droits
de l’hommistes et tutti quantistes.
En revanche ce qui est contestable, et disons le méprisable – ce sont les mots utilisés pour le dire. Tout argument est audible dès lors qu’il est cohérent avec les termes du débat : et la génétique entouré de son aura de mystère contient une charge émotionnelle exploitée par ses contradicteurs. La réfutation des thèses des pro ADN pourrait être apportée sereinement et rationnellement au vu de l’objectif que le gouvernement s’est fixé : contrôler le flux des migrants selon des critères objectifs.
Mais c’est une logorrhée incantatoire pour troupeau bêlant qu'exhalent les grands prêtres de la pensée unique. Incapables d’opposer une rhétorique intelligible aux adeptes du contrôle de la parentalité par voie de tests ADN ils en sont condamnés à ostraciser rien moins que 56% des français favorables à cette disposition.
Les évocations de l’Allemagne nazi, les rappels des rafles des juifs, les comparaisons avec le port de l’étoile jaune ont été déterrés par les porte flingues des lobbys pro immigration sous le couvert d’une appropriation des valeurs d’une France éternelle dont ils conchient plus de la moitié des concitoyens.
On peut tout penser de Sarkozy, mais rien n’occultera son statut de fils d’immigré. L’indécence nauséeuse de la terminologie des pourfendeurs de ces tests atteint son paroxysme quand elle masque la réalité de leur croisade pour ouvrir la France aux flots des migrants. Une vaste majorité des français défendant la politique restrictive du gouvernement, c’est avec un amalgame ignominieux qu’ils tentent de la déconsidérer.
Puisqu’à la bête immonde ils font allusion, les méthodes dont ils s’inspirent nous en rappellent les pires instants.