Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Faut-il en parler ? La réponse est dans la question. Divorce ou séparation peu importe le terme, c’est un président solitaire qui va conduire les affaires du pays. C’est une situation dont la conséquence apparaîtra progressivement et que l’on peut résumer lapidairement : le pouvoir a perdu sa légitime opposition.
Quiconque a exercé une haute responsabilité, connaît le vertige de la solitude, l’entourage servile et les zélateurs dociles. Quiconque a connu l’ivresse de l’altitude et le tutoiement du succès sait que la spirale n’aspire qu’à s’inverser, le laudateur à se transformer en détracteur et l’agneau bêlant en loup sanguinaire.
La seule qui puisse s’exprimer librement sans crainte d’être démise, contredire sans risquer d’être placardisée, douter sans être fusillée, s’opposer en toute sérénité c’est celle qui partage la vie du dirigeant. Celle à qui il peut confier ses craintes, ses hésitations, celle avec la quelle il peut dérouler des scénarios et juger des réactions sans craindre les arrière pensées : c’est la compagne qui a partagé son ascension, ses échecs, ses succès et qui connaît son animal pour avoir contribué à le façonner.
La solitude qui s’abat sur Nicolas est un évènement qui va nous changer notre président. C’est donc une affaire d’Etat. Dans cette nouvelle donne ce n’est que sous cet angle que le français est concerné, sachant que pour les françaises, cerise sur le gâteau, l’une d’elle peut prétendre à un statut de remplaçant.