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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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Un président moqué !

C’est devenu une affaire d’État. La fin tragique en 41 de Guy Mocquet dont Sarkozy a voulu faire un symbole d’abnégation et de courage, est devenue l’enjeu de polémiques dérisoires.

 


Peu importe au final le contenu de la lettre d’adieu d’un garçon de 17 ans. Le romantisme n’est –il pas l’apanage de l’adolescence ? Qui fera jamais la part entre héroïsme authentique et chevalerie suicidaire dans cette tragédie ? Nul ne doute que dans des circonstances semblables il y ait aujourd’hui des adolescents pour périr sous les balles des lâches.

 


Non la valeur pédagogique de cette missive n’est pas la question. Pas plus que l’ajout au cursus d’un codicille de quelques lignes ! La seule qu’il faut poser face à la fronde des professeurs qui gronde en ce jour de lecture obligée, c’est de savoir qui a autorité sur le corps enseignant. Est-il un seul représentant de l’État qui puisse instruire cette population ou bien est-elle, de facto, dans un statut d’auto gestion ?

 


La vérité semble relever de cette deuxième option. On se souvient encore des difficultés du ministre Robien à obtenir l’abandon de la méthode globale de lecture. Les instituteurs – selon la vieille terminologie – rétorquèrent qu’ils n’avaient d’instructions à recevoir de personne. Ce même argument ré apparaît aujourd’hui en déniant à une quelconque autorité – y compris la personne du président – la capacité d’imposer un item dans la formation des lycéens.

 


L’inconscience des commis de la république qui réfutent ce droit est sans limite. Bafouer devant les élèves dont ils ont la charge l’autorité de l’État c’est scier sciemment l’autorité nécessaire à l’exercice de leur mission.
Et que l'on ne vienne pas dire qu'ils sont entrés en "résistance". Il n'y a pas de résistance quand il n'y a pas de sanction ! Qui pourra plaindre ces apprentis sorciers de leur incapacité à se faire respecter dans des classes après avoir exhibé leur refus d’obtempérer à leur propre ...enseignement ?

 


Un président moqué, ce sont des centaines de professeurs dévalués.

 

 

 

 

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F
Mon très cher Bernard1/ Je ne vois pas en quoi l'autorité du président ou celles des enseignants seraient diminuées par l'observation des règles constitutionnelles et législatives organisant le fonctionnement régulier de l'Etat (de la République).Le problème ne se pose pas qu'avec M. Nicolas Sarkozy : quand M. Mitterand se constituait une cellule d'écoute téléphonique à son profit à l'Elysée, il contrevenait aux règles normales de fonctionnement des institutions. De même, peut-être, avec tel ministre des affaires étrangères faisant enquêter la DGSE sur une affaire obscure où étaient cités (?) d'autres ministres.2/ Sur le fond, je suis pour la transmission des valeurs de la Résistance, etc., mais toujours avec ce regard qui permet de replacer un texte dans son contexte, une lettre dans son époque, des émotions dans un travail de réflexion et de raison. La lecture de la lettre émouvante de G.M. ne suffit pas à cela. Elle peut en être l'occasion, et dans ce cas, c'est très heureux.
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B
mon cher fredCandide a raison et vous aussiMais il est clair qu'à force d'arguties  comme les votres on devalorise un processus engendré par le vote français prosarko qui tendait à recadrer un peu l'autorite et le sentiment d'appartenance à une nation .Que les enseignants ne se plaignent pas d'être debordés par le n'importe quoi en classe
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M
il s'agit d'une lettre d'adieu qui ressemble sur plusieurs points aux lettres d'adieu que les adolescents suicidaires laissent à leur famille ... d'ou un certain danger à la lire publiquement dans les écoles ; de plus il s'agit d'une lettre "privée" et il y a un peu de manque de retenue à exiger sa lecture dans toutes les écoles
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F
1/ Le président n'a pas le pouvoir de donner des ordres directs, me semble-t-il, aux fonctionnaires des divers ministères (sauf cas d'usage de l'article 16 de la Constitution).2/ Ici, le ministre en charge de l'Éducation a demandé la lecture de cette lettre (et/ou d'autres) dans les établissements. Il n'est pas dit, sauf erreur, que ce sont aux enseignants de la lire, et dans les faits, diverses solutions ont été adoptées dans les établissements.3/ Le ministre aurait-il pu (ou pouvait-il) donner aux enseignants et/ou aux divers fonctionnaires l'ordre de lire cette lettre ou une autre ? Je n'en suis pas sûr.Normalement, il y a des consultations obligatoires de divers conseils (CSE) avant l'édiction des arrêtés fixant les programmes scolaires. C'est une condition de régularité de l'arrêté.4/ Bien sûr, un fonctionnaire doit obéir aux ordres de sa hiérarchie, sauf cas d'ordre manifestement illégal et portant une atteinte grave à l'ordre public... et ici, il n'y a pas, a priori, de telle atteinte.5/ Sur le fond, une sensibilisation aux valeurs de la République, à celles de la Résistance, etc. est certainement souhaitable, du moins je le crois, mais dans le cadre d'un travail de réflexion, par exemple en histoire ou en philo, et conformément à des programmes scolaires ayant fait l'objet, lors de leur élaboration, des consultations et des débats prévus par la loi.Je ne suis pas sûr que la "volonté" du président de la République, quelque que soient ses motifs, suffise à rendre légitime aux yeux de tous la lecture de cette lettre (ou d'une autre).
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F
1/ Le président n'a pas le pouvoir de donner des ordres directs, me semble-t-il, aux fonctionnaires des divers ministères (sauf cas d'usage de l'article 16 de la Constitution).2/ Ici, le ministre en charge de l'Éducation a demandé la lecture de cette lettre (et/ou d'autres) dans les établissements. Il n'est pas dit, sauf erreur, que ce sont aux enseignants de la lire, et dans les faits, diverses solutions ont été adoptées dans les établissements.3/ Le ministre aurait-il pu (ou pouvait-il) donner aux enseignants et/ou aux divers fonctionnaires l'ordre de lire cette lettre ou une autre ? Je n'en suis pas sûr.Normalement, il y a des consultations obligatoires de divers conseils (CSE) avant l'édiction des arrêtés fixant les programmes scolaires. C'est une condition de régularité de l'arrêté.4/ Bien sûr, un fonctionnaire doit obéir aux ordres de sa hiérarchie, sauf cas d'ordre manifestement illégal et portant une atteinte grave à l'ordre public... et ici, il n'y a pas, a priori, de telle atteinte.5/ Sur le fond, une sensibilisation aux valeurs de la République, à celles de la Résistance, etc. est certainement souhaitable, du moins je le crois, mais dans le cadre d'un travail de réflexion, par exemple en histoire ou en philo, et conformément à des programmes scolaires ayant fait l'objet, lors de leur élaboration, des consultations et des débats prévus par la loi.Je ne suis pas sûr que la "volonté" du président de la République, quelque que soient ses motifs, suffise à rendre légitime aux yeux de tous la lecture de cette lettre (ou d'une autre).
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