Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Peut-être n’est ce qu’un parcours initiatique, une sorte de bizutage pour accéder au statut de vénérable étudiant. Un exercice convenu pour marquer la rupture avec l’école de papa. Ce n’est pas réservé à la crème, à l’élite de nos facultés. C’est plutôt destiné à ceux qui ne savent pas à quoi leurs études les destinent. Ces milliers d’étudiants qui « glandouillent » sur des campus en attente de cours de sociologie, de psychologie, de jenesaisquoi-logie qui mènent à encombrer la fonction publique avec des certificats d’études complaisamment distribués ou à pointer aux Assedic.
Ni futurs informaticiens, ingénieurs, avocats, commerçants ou gestionnaires dans cette foultitude estudiantine qui chaque année décide de faire une grève. Non, de la graine de fonctionnaires, de futurs adhérents du PS. Il faut bien que PS et UNEF renouvellent leurs cadres, les forment sur le tas et expliquent par des grèves-TD comment s’organise une contestation, se bloque une université, se ruine une année de labeur pour ceux qui par malheur avaient prévu d’étudier.
Peu importe le motif, au demeurant inutile puisqu’on est dans le domaine du rituel, l’essentiel c’est que les médias s’emparent du mouvement. Et tant pis si les moyens pour y parvenir ont tout de méthodes fascistes : elles seront bénies par les socialistes qui toujours à l’affût d’une récupération se précipitent sur la moindre contestation.
On n’ose plus suggérer à Mme Pécresse de tenir bon, la reculade de son collègue Bertrand vis à vis des internes en médecine n’est pas de bon aloi, ni rappeler que pour beaucoup de générations l’idée même d’une « grève » d’étudiants est incongrue, inepte pour ne pas dire indécente.