Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La flétrissure qui affecte un président ne peut réjouir que les adversaires de notre démocratie. Ceux la même qui sous couvert de sa défense la livre aux démagogues et aux déclinologues. Personne ne pourra nier l’âpreté avec la quelle ce blog a dénoncé l’immobilisme, l’étroitesse de la politique chiraquienne. Les petits arrangements, les combinaisons et les accommodements ont fait le quotidien d’un système qui s’est discrédité dans les affaires pichrocolines à mille lieues des préoccupations des français. Ici ce fut dit, bien dit ?
Mais le temps est révolu, le monarque est descendu de son trône républicain et ne souhaite plus que de subir un devoir d’oubli. Quels sont ces crimes dont il est passible ? Quelques fonctionnaires indûment affectés, quelques aller retour en TGV, quelques goguettes et leur pirouettes offertes par quelques solliciteurs pécunieux.
Les fils spirituels du monarque florentin et ses obligés sont mal venus d’instruire ce procès. La promptitude avec la quelle les gauchistes verts se travestissent en Saint Just de la république quand les turpitudes affectent leurs adversaires n’a d’égal que leur amnésie et leur cécité à châtier les leurs.
Avoir eu son nom cité marquera sa présidence d’une tâche indélébile qu’il devient inutile de dévider la pelote qui relie ses affaires. Que les chefs d’état qui n’ont jamais abusé de leur fonction lui jettent la première pierre, et que les autres se signent : sic transit gloria mundi.