Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Il est enfin parti. Il va mettre ses talents de semeur de zizanie chez nos voisins espagnols. Son séjour aura été un révélateur de clivages transcendants les nouvelles frontières politiques. Rocard, Dumas, Valls s’accommodent d’un visiteur qu’ils jugent bien entendu encombrant, de la même façon à droite des seconds couteaux font mine de s’offusquer qu’un terroriste repenti puisse fouler le sol de la république. Sur ce blog on a renvoyé les uns et les autres à une histoire récente et espérons le remis les compteurs à zéro. Match nul, vraiment nul !
Ce retour sur des temps pas si lointain où nos présidents se compromettaient l’un avec Arafat, l’autre avec Castro…on abrègera, occulte la tragédie qui a compromis notre pays, son armée, son épiscopat et ses plus hautes autorités. Il pourrait s’agir du massacre de Srebrenica où nous troupes sont restées inertes face aux liquidateurs serbes, pour lesquels un Mitterrand finissant avait des indulgences indécentes, mais il y a eu « pire » si tant est que pire se mesure par le nombre des occis.
Le pays où la France a laissé commettre au printemps 1994 le génocide des Tutsis, où Jean Paul 2 a béni son évêque noir rouge du sang de ses compatriotes : le Rwanda. Qui enquêtera pour dire la part qui fut la notre dans le massacre en 100 jours de centaines de milliers de Tutsis par leur « frères » Hutus ? La France de Mitterrand gouvernée par Balladur a effacé cette monstruosité de sa mémoire. Sait-on pourquoi il faudra attendre 7 semaines pour que les militaires de l’opération « turquoise » mettent fin instantanément aux exactions ?
Que faisait Balladur, que faisait Mitterrand, où était le saint Père ?
L’impossible aveu, c’est l’envers de la même question qui hanta Hannah Arendt. Pas un Pas un seul des convois qui traversèrent les immenses plaines allemandes, pas un seul des réseaux ferrés qui convergeaient vers les camps ne fut la cible de résistants, d’escadrilles d’avions alliés, ou de juifs combattants alors que tout le monde savait ?
Alors les pantomimes des patentés de la gesticulation censées condamner le dictateur libyen sont assez malvenues. Quand les droits-de-l’hommistes auront réclamé – et obtenu – qu’une enquête lave la France de tout soupçon sur le génocide Rwandais on leur donnera le droit de s’intéresser au passé sulfureux du colonel Kadhafi. Cela lui donne le temps de se refaire une virginité.