Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Les oracles annoncent pour 2008 une annus horribilis. Hausse des taux suite à la crise des sub prime, hausse du pétrole, des produits alimentaires, de l’euro, tout se ligue pour rendre la croissance de notre économie particulièrement difficile sans qu’aucun de ces paramètres ne puissent localement voir son effet contrecarré. Voilà pour le décor.
A l’intérieur de l’hexagone le gouvernement est victime de sa propre dialectique : il faut distribuer du pouvoir d’achat. Ce qui ne peut se faire selon les règles du jeu en cours qu’en réduisant les prix ou en distribuant ce qui n’est pas produit. Dans un cas comme dans l’autre on atteint très vite les limites de l’exercice. Pour faire baisser les prix on importe de Chine au mépris de l’emploi et pour créer des emplois on les subventionne ce qui augmente in fine le coût du travail.
Alors on peut toujours finasser. Les propositions de Sarkozy de payer les RTT font furieusement penser au soûlaud qui devient riche en déconsignant les litrons ingurgités. Le problème : ça ne fonctionne qu’une fois !
Pourtant la solution existe. Il faut admettre, quand l’horizon est bouché qu’il faille sortir des limites de l’épure, du carcan que l’on s’est imposé. Au cours des fameuses 30 glorieuses 1950 – 1980 on a aussi connu la hausse du pétrole, des taux d’intérêt et des produits agricoles et malgré tout l’activité prospérait, le chômage était à l’étiage et la croissance au
rendez vous.
Le prix à payer c’était l’inflation à deux chiffres quand les taux n’étaient qu’à un. Qu’attend on pour essayer ?