Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le chef, c’est quand il manque qu’on découvre son utilité. Le chef a tous les défauts sauf celui d’être chef, du moins quand il en assume les attributions. Il pare au coup, quand il ne les a pas anticipés, il châtie ceux qui veulent sortir du rang et il assure pour le monde extérieur la cohérence de l’institution.
A constater le capharnaüm qui règne au PS, à entendre les voix discordantes qui s’élèvent pour approuver ou déplorer le processus de ratification du traité européen il faut avoir une totale cécité pour penser que Hollande a l’ombre de la stature d’un chef.
mesurer l’abîme qui sépare ces patrons de ce pantin joufflu, incapable de démissionner si c’est le prix à payer pour restaurer l’ordre dans sa maison. Et dire qu’il aurait pu être candidat aux présidentielles. Bayrou qui dans ce domaine prend le problème par l’autre bout est convaincu d’en avoir la vocation. Car Bayrou à l’opposé de Hollande fait fuir ses partisans, et quand "bien même il n’en resterait qu’un, il serait toujours le chef". Pathétique. Billet facile, offert sur un plateau par la pantomime d’un persifleur de talent ; mais rares sont les pamphlétaires qui font de brillants commandants. Hollande ne sera pas une exception.