Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Victime d’un père débile, mis sur le devant de la scène par un fonctionnaire tenu au devoir de réserve, le cas du gamin qu’une gifle a propulsé dans l'actualité a déclenché un mouvement spontané de sympathie pour son prof outrageusement traité.
Utiliser sa profession de gendarme pour mettre en garde à vue un citoyen pour un motif futile est une expression de la dérive totalitaire qui menace les personnes fragile dépositaires d’une once d’autorité. Fallait-il que l’OPJ soit coupé du monde des réalités pour mettre au dépôt le professeur incriminé. Pour avoir subi dans d’autres circonstances la vindicte de gente policée je peux témoigner de l’incapacité de certains d’entre eux de ne pas outrepasser les pouvoirs exorbitants qui sont les leurs.
Mais dans le cas cité la seule victime de l’incident est celui par lequel l’affaire est née : le gamin.
Son avenir est tout tracé : la risée, les quolibets, les vexations, les humiliations pour le reste de sa vie scolaire. Il peut féliciter son père de gendarme de lui avoir collé à la peau l’étiquette de sale gosse qui ne le quittera plus.