Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Les chiffres impressionnent : ils étaient des centaines de milliers, voire un ou deux millions à battre le pavé. Même si 59 autres millions sont restés chez eux, en comparaison d’autres manifestations ça restera un bon cru.
Que sur la défense d’une vision statique, étriquée de l’insertion des jeunes dans la société les hérauts du statu quo aient rassemblé leurs divisions est dans la logique de leur combat. D’ailleurs ce furent les postiers, les gaziers et autres électriciens qui constituèrent le gros des bataillons, ceux qui pour défendre le service public savent surtout l’interrompre. Et si ils devaient être concernés ce ne serait que pour permettre à leurs enfants d’ignorer les affres de la précarité en restant à l’abri des vicissitudes qui guettent la grande majorité des français.
C’est bien entendu le même « peuple de gauche » qui en s’opposant aux réformes des régimes spéciaux de retraites transmet aux générations futures la charge de cette dette. C’est le même qui en refusant toute réforme sérieuse de l’assurance maladie participe aux gouffres financiers de
Ils préfèrent prendre leurs enfants en otage pour financer un confort que leur activité ne saurait leur procurer, pour mieux s’insurger quand un gouvernement tente maladroitement une ouverture qui dans le pire des cas restera sans lendemain mais qui pourrait permettre aux plus rusés d’entre eux d’entrer plus vite dans la vie active.
C’est cette schizophrénie chez les opposants que nos gouvernants devraient dénoncer. Cette incohérence à tirer des traites sur sa progéniture tout en prétendant la mettre à l’abri des évolutions de la société. Encore faudrait-il que le gouvernement soit clair et ne cherche pas à imposer aux plus jeunes et au moins qualifiés ce qu’il se dérobe à proposer pour l’ensemble des salariés.