Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est du Chirac tout craché, digne héritier du radical socialisme, ce communiqué élyséen renvoyant dos à dos les laïques et les religieux en en appelant « au plus grand esprit de responsabilité ». Dans cette affaire des caricatures il faut trancher : soit pour le magistère de la foi, soit pour celui de la raison. Tenter de ménager l’un et l’autre, c’est déjà abdiquer celui de la raison. Les représentants des religions du Livre ne s’y sont pas trompés ; Ils ont enfourché le cheval que les intégristes leur avaient sellé. Pas un ne manque à l’appel, revendiquant le respect des croyances, fixant la limite de la liberté d’expression des uns où commence le ressenti de dénigrement des autres. C’est dire combien cette frontière peut fluctuer…au gré des circonstances ou des provocations. LibreCours a choisi son camp. Une évidence que les protagonistes omettent de souligner. Ces caricatures n’étaient accessibles qu’à ceux qui décidaient de se les procurer. Elles n’agressaient ni le passant ni le fidèle se rendant à la prière du soir. On pourrait avoir un jugement différent si elles étaient imposées à la vue de tous, défilant en boucle sur nos écrans de télévision. Ce n’est pas le cas loin s’en faut. Nul n’est obligé de mater une revue porno, nul n’est tenu de lire les journaux laïques qui « risquent » de publier des propos religieusement incorrects. Cette affaire montée de toutes pièce – 4 mois après la publication des fameux dessins – délai qui sous les lois de
On déplorera que les Lustiger, Barbarin et autres sommités catholiques se soient affichés solidaires des dignitaires de Mahomet. Je serais tenté de citer Jésus, aux jardins des oliviers. « Seigneur ! Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».