Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est un virus. Il contamine subrepticement, insidieusement toutes les bonnes âmes prêtes à payer cher pour leur rédemption. La pandémie de la « commémoration » fait un ravage sournois dans des esprits conditionnés par la culture judéo chrétienne qui leur tient lieu d’idéologie.
Véhiculée par le premier personnage de l’Etat, inspirée par le dogme le plus pervers du catholicisme, le péché originel, c’est une bête immonde : la culpabilisation des vivants pour des faits commis par leurs ancêtres au nom d’une morale ré écrite pour satisfaire les détracteurs de notre civilisation. Et Chirac, le nez au vent, se veut l’instrument inspiré de cette négation.
Autant condamner les exécutants de la rafle du Vel d’Hiv, ses commettants, a été une œuvre de salubrité publique, autant verser une larme officielle sur le sort des peuples étrangers victimes de l’esclavagisme n’est que la récupération cynique d’une émotion naturelle à l’évocation d’abominations passées largement institutionnalisées.
Dire que la « République » est incompatible avec l’esclavage, c’est tirer un trait sur les civilisations gréco-romaines dont nous sommes aussi les héritiers. C’est s’auto décerner un brevet de mauvaise conduite alors que personne ni de près ni de loin ne porte l’ombre d’une part de responsabilité. Combien de croix va-t-on nous faire porter ? La liste est certainement longue des exactions commises par nos aïeux. Combien de coupes devra-t-on boire jusqu’à la lie pour satisfaire nos moralisateurs patentés ?
Ca suffit ! Cette mascarade est suicidaire. Nos ennemis n’en attendaient pas autant, eux dont les grands-parents se régalaient en bouffant du père blanc.