Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le Portugal n’attire plus. Ce n’est plus la destination chouchoute de nos élites roses. Pourtant il a subi une dictature, il a traversé une révolution avec des fleurs et jusqu’à hier les socialistes y ont régné sans partage. Quant à ses nationaux ils font partie de notre paysage, maçons ou femmes de ménage quand ils sont arrivés, on découvre leurs enfants ingénieurs ou managers quelques années plus tard.
Quitte à s’immiscer dans la vie politique d’un pays on l’aurait choisi voisin, avec des liens étroits avec ses habitants tant économiques que sociaux ou parentaux, plutôt que lointain et parfaitement étranger.
Les fils et filles français des maçons et des femmes de ménage auront mesuré le désintérêt Royal à l’égard des élections lusitaniennes, en se remémorant la dame Ségolène qui défrayait en son temps la chronique judiciaire pour rémunération au black de la bonne portugaise de ses lardons. Une aristo socialo qui exploite une prolo : ça faisait désordre : les tribunaux reconnurent leur incompétence et déboutèrent la plaignante. On ne ré écrit pas Lafontaine.
La gauche française s’est enamourée du Chili con Bachelet* comme si l’avenir du socialisme à la française pouvait s’écrire à Santiago. C’est vrai que le sort que les urnes ont réservé aux socialistes portugais est de nature à déprimer les caciques du PS.
Alors fidèles à leur devoir de mémoire, les « portos » ont renvoyé leurs socialistes à leurs chimères pour confier au libéral Annibal l’avenir du Portugal, c’est un signe que doivent méditer les éléphants rose pour leur éviter une Royal déculottée.
Quant à nous on se satisfera d’un Chili con Bachelet et d’un Portugal sin Royal.