Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est en imprécateur que notre Jacques national fait un come-back sur la scène internationale.. La stratégie nucléaire est trop importante pour qu’on la laisse aux militaires et Chirac en chef des armées a la crédibilité que confère le gène gaulliste. Ce qui n’est pas le cas des fils (ou filles) putatifs de Léon Blum, au passé Munichois.
Ceci posé, encore faut-il développer un discours audible. Si monsieur Toulemonde peut avoir une opinion sur Outreau, on doute de sa capacité à évaluer le bien-fondé d’une révision de la doctrine nucléaire de
Mais si son discours s’adresse aux ennemis du pays plutôt qu’à ses citoyens, pourquoi cette menace contre les pays supposés abrités des terroristes ? N’est-il pas paradoxal de les informer de nos intentions ? Malgré Charles Pasqua et son algarade, un terroriste ça ne se terrorise pas ! Le risque étant qu’à ce jeu là on se fasse répondre comme dans la cour de récré : «chiche, on va voir si t’es cap ! »
Ostraciser l’Iran parce qu’on y développerait du nucléaire militaire est une croisade qui rappelle celle menée contre l’Irak pour la possession d’armes de destruction massive : on connait le résultat. : Pas d’armes et un bourbier.
Menacer d’utiliser le feu nucléaire contre Téhéran, ou toute autre capitale, en représailles à un attentat commis à Paris, comme le laisse entendre notre président, est une tartarinade qui viendra s’ajouter à la liste des promesses non tenues si cette échéance survenait.
Même le plus belliciste des présidents, le « commander in chief » des armées US n’a pas refait décoller Enola Gay et sa cargaison atomique pour néantiser Kaboul au lendemain du 11 septembre : ce n’est pas faute d’y avoir songé.
Aux Etats-Unis on peut être faucon sans en être un vrai. On n’y fait pas le matamore à jouer les tigres de papier. Quelle mouche a piqué Chirac pour en faire un « battling Jack » ?
Lire aussi sur le nucléaire et l’Iran : Edgar Hoove et L’Iran : 12/08
Et si vis pacem para bellum 10 / 07