Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est le type même de l’information qui fait sortir de ses gonds. Certains jugeront qu’elle relève de l’anecdote, qu’elle ne mérite pas même un entrefilet, en aucun cas un billet. Mais c’est la raison d’être de Libre Cours de se saisir de l’inédit, de réagir à l’inouï quand les bornes sont franchies.
Il est certainement diplômé, même si son QI ne le prédestine pas à être nobélisé, ce directeur du Port autonome de Marseille. Encore que pour sa dernière initiative il a gagné d’être nominé par
N’a t-il pas annoncé pour mettre un terme à 3 semaines de grève – dont les journées seront naturellement payées, l’octroi d’une prime. Les bras nous en tombent ! Au Port Autonome il vous suffira désormais de croiser les bras pour qu’en les décroisant une prime vous soit payée : quelle incitation pour les dockers à retourner sur le tas. Sans doute ancien docker, ou petit fils de docker, ce directeur car dans le monde de
Le plus inquiétant, c’est qu’il a certainement toute sa raison, ce brave homme. Il a du tourner et retourner le problème dans tous les sens avant de sortir de son chapeau une solution qui n’en a aucun, même si elle a mis une fin très provisoire à un conflit récurrent.
Il faut que le pays marche sur la tête pour qu’une décision qui serait jugée partout ailleurs extravagante ne fasse pas même l’objet d’un commentaire désabusé des observateurs attentifs à tous les faux pas de nos dirigeants. Auraient-ils eu peur aussi des représailles comme celles que les corses encagoulés sont toujours courageux à menacer ?
A ne pas tenter de rétablissement quand on marche la tête en bas, on va droit à la gamelle. Aphorisme dont l’auteur est bien connu de nos lecteurs.