Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Elles sont plus nombreuses que nous les hommes. Déjà il en naît plus et ce pour des raisons génétiquement connues et comme de surcroît elles vivent plus longtemps, ce n’est pas qu’elles se précipitent sur les professions à risques, il y a dans ce pays plus d’électrices que d’électeurs. Alors que certaines pensent qu’à ce titre elles sont en droit de revendiquer l’accès à la plus haute marche n’est plus une surprise depuis la lecture de la presse du week end. Sans doute ma logique est-elle machiste, misogyne ou à tout le moins politiquement incorrect, mais je trouve dans les récentes interventions de femmes politiques qui prétendent se lancer dans la bataille pour l’investiture à la candidature comme un camouflet à nos institutions.
A quel autre titre que leur féminitude prétende-t-elle figurer sur la liste des prétendants à la plus haute fonction. Certes elles sont passées ministres, conseillères du prince et municipales en même temps, mais quelle arrogance à prétendre aux plus hautes destinées. Que l’on en arrive à croire que la fonction de président pourrait être confiée à une personne méritante au motif qu’elle représente la majorité de l’électorat témoigne de la dérive que les récents titulaires de cette charge ont contribué à développer. On imagine pas que l’une d’entre elles ait osé lorgner ce poste au départ de de Gaulle. Les temps ont changé, les présidentiables aussi, du moins ceux qui se le croient. Il fallait l’intelligence politique matinée de roublardise terrienne, la culture normalienne associée à l’expérience de banquier d’un Georges Pompidou pour que le passage de témoin ne provoque pas la dévaluation de l’institution. Quelle chute depuis lors ! Une poissonnière qui confond autoritarisme de petit chef et leadership naturel sur ma gauche, une petite soldate, petit doigt sur la couture du pantalon sur ma droite, c’est court, très court pour ne pas risquer les quolibets qui à juste titre fuseront pour reconduire les postulantes à leur triviale condition. On vilipendera mon sexisme et on déplorera qu’à vouloir céder à la démagogie ambiante ces deux pseudo- candidates aient pu par l’incongruité de leur prétention fermer la porte à une candidature, naturelle celle – là : celle de madame Simone VEIL.