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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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La fin d'une illusion

La question frise la provocation : doit on abandonner le droit du sol pour le droit du sang ? Jusqu’à présent cette réflexion était réservée aux extrémistes de droite qui prétendait ainsi apporter une amorce de solution au problème de l’immigration. Les partisans du statu quo expliquent que le droit du sol a été le fondement de notre nation, les partisans du droit du sang justifient le changement par l’impossibilité d’assimiler tous les nouveaux entrants. Et chacun accuse l’autre de machiavéliques arrières pensées oubliant que notre droit est un judicieux compromis de ces deux préceptes.

 

 Mais la question récemment soulevée ne concernait que les territoires d’outre mer, ces reliquat des époques où la France s’étendait sur toutes les mers au hasard des pérégrinations de nos explorateurs pas encore désignés colonisateurs.

 

 

 On remarquera d’abord qu’il est paradoxal de reprendre le droit du sol à des peuples que l’on a conquis parfois au prix du sang. Ce n’est pas par hasard si les Etats qui ont un passé colonial (France, Espagne Portugal, Angleterre) ont institué le droit du sol alors que les pays restés en dehors de cette mouvance favorisaient le droit du sang. (Allemagne, Italie …).

 

 

 On notera aussi qu’il est assez cocasse de proposer de résoudre un problème de basse police (le contrôle de l’immigrations) par une réforme de la constitution, si ce n’est pas une massue pour casser une noix ça y ressemble.

 

 

 Et puis surtout on évoquera la question qui espérons le sous-tend tout ce brouhaha : que fait-on avec ces territoires ? Qu’ont-ils encore avoir avec l’identité nationale.

 

 

 Une république une et indivisible dont les plus lointains arpents font partie intégrante du territoire nationale est une illusion qu’il faut dénoncer et dont il faut oser dire qu’elle ne correspond plus à la réalité. C’est l’ultime survivance d’un passé colonial dont il revient aujourd’hui à la métropole de se défaire sans regret ni remords.

 

 

 Il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain, mais comme Rocard a su le proposer avec la Nouvelle Calédonie , de conduire sans délai tous ses territoires et leurs populations autochtones à la plus totale autonomie.

 

 

 Alors ou Mr Baroin a suscité ce tohu-bohu pour préparer cette émancipation et siffler la fin de la récréation ou il a fait beaucoup de foin pour retarder le jour où cette illusion prendra fin.

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