Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est la victoire du non. Inutile de chercher midi à quatorze à heures mais tout ce que
Evanouis, littéralement volatilisés les credo européens, les actes de foi communautaires ; c’est le repli hexagonal à droite, à gauche et partout d’ailleurs.
Prévert en eut fait l’inventaire, Libre Cours se contentera d’évoquer les retournements les plus cocasses après ce triste 30 mai. En fait une vertigineuse débandade.
Depuis les Jeux interdits, on a eut droit à
Ce sont toujours les mêmes trémolos mais le refrain a changé on glorifie notre pré carré On a vaincu le terrorisme : plaise à Dieu qu’il en soit averti ! On a inventé le patriotisme économique : plaise à Wall Street de bien se tenir sinon on leur concocte une OPA. On s’est affranchi de Bruxelles comme les ados d’une tutelle parentale. La ville est interdite puisqu’on vous a dit qu’on avait tout contrôle de notre hexagone carré.
Plus suicidaire, difficile à imaginer ; plus chauvin, même les souverainistes ne l‘auraient pas souhaité. Et s’il y a encore un mot dont on espère qu’ils n’oseront le prononcer, c’est celui de cohérence. Quand après s’être fait le chantre du oui, « on se fait passer pour le chef du camp du non »*, ça serait en plus nous prendre pour des C….
* expression appliquée à Chirac par Philippe de Villiers