L’image a pu vous échapper. Le réalisateur ne fit rien pour qu’elle reste gravée chez ceux qui regardaient Delanoë briller de tout son parisiansime lors du grand Jury. Le sémillant futur( ?) premier secrétaire paonnait chez Apathie entourée d’une basse cour de septuagénaires.
La caméra ne s’est pas attardée sur ces visages bouffis, ces fronts dégarnis, ces traits alourdis d’apparatchiks socialistes conviés par le prétendant à cette grand messe médiatique. La gérontocratie s’était déplacée en nombre : pour ceux qui en doutaient on n'était pas au Zénith.

La fracture n’est pas dans le programme, si tant est que le mot garde un sens, tant les promesses électorales n’engagent que ceux qui les entendent. Qui lira jamais une contribution augurant mille lunes, dont l’unique objet est de briller encore plus haut au firmament de l’utopie socialiste.
Ce que la dialectique de Delanoë ne saura effacer c’est le clivage vieux /jeune qui le met du mauvais coté de l’échiquier. Il pourra tenter d’atténuer l’impression de déjà vu en déplorant le spectacle politicien offert par sa concurrente, il ne réussira pas à se « déringardiser », ce qui dans 4 ans pèsera encore plus lourd dans la balance.
Michel COUDERT Candide