Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Les victoires, ça se savourent, les défaites, ça s’analysent : alors nos exégètes vont pouvoir savourer ce bouillon qui succède à d’autres déceptions pour cumuler en nationale humiliation. J’écris ce billet en écoutant le journal TF1. Ca ne fait pas moins de 30 minutes que PPDA décortique, dissèque, épluche les raisons de notre bide et …feint la surprise. A faire cocorico à contre temps on en finit pas de boire des bouillons.
Fin de partie, fin de chiraquie. Jacques ! il est temps de passer la main. Plus que la fin d’un président c’est la fin d’un système, système qui transcende les clivages politiques. Ni de droite ni de gauche il est aux français ce que le « tea » est aux anglais : consubstantiel.
La fin d’une exception dont on mesure mal qu’elle rime autant avec obsolescence qu’avec arrogance. Ce que le « monde entier nous envie » selon la formule des média, je ne l’ai jamais rencontré, mais j’en ai croisé beaucoup que cette prétention irritait.
N’attendons pas de nos dirigeants suffisamment de courage et de lucidité pour ne pas se considérer victimes d’ostracisme, de cabale ou de malédiction : ils se sont piégés en s’auto proclamant les meilleurs, ils ne se sont pas ménagés de portes de sortie honorable et c’est au jeu de la défausse que l’on assistera. Le franchouillard se gargarisera de PPDA et la prochaine fois ça recommencera.
De ce désastre annoncé, émerge cependant une raison d’espérer. Dans ce jeu de dupes que fut la candidature de Paris au J.O. il n’y aura eu ni gauche, ni droite, ni France d’en haut ni France d’en bas, ni blancs ni beurs, il y aura eu un colossal K.O, pour une fois sans l’ombre d’une discrimination.