Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Alors que les spasmes de la crise s’espacent, une question taraude les observateurs :
Sommes nous les témoins passifs d’un changement d’ère, d'une révolution ou ne sommes nous que les spectateurs de l’un de ces soubresauts qui jalonnent l’histoire sans en changer le cours ?
La prévision étant difficile dès qu’elle concerne l’avenir nous prendrons le risque mesuré de ne voir dans la récente crise des marchés que l’un de ces ajustements dont l’effet sera vite effacé. Les fondamentaux du néo capitalisme ne sont pas remis en cause et les substituts n’existent que pour les adeptes de formules dirigistes dont les porte drapeaux Cuba et la Corée du Nord ne font réver que les Besancenot.
Le plus vraisemblable est que cette crise d’octobre n’effacera pas celle de 29 et ses effets s’estompant dans les semaines à venir les démons qui n’auront été que temporairement conjurés, s’empareront à nouveau des commandes des marchés financiers.
Les sommes gigantesque fruit de la sur évaluation du prix de l’or noir seront comme hier disponibles sur les marchés pour nourrir la spéculation, les marchés à terme continueront de prospérer et leur effet de lissage n’empêcheront pas les bulles de se reformer, avec comme corollaire la déstabilisation des économies.
Finalement pour résumer de façon lapidaire : et tout se passera comme s’il ne s’était rien passé.
Michel COUDERT Candide