Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Mis en minorité sur le referendum européen, inaudible lors de la crise des banlieues, otage de son premier ministre dans la débâcle du CPE, Chirac s’est mis hors jeu.
Villlepin désavoué, affaibli n’est plus que l’ombre du flamboyant bretteur qui en juin se donnait 100 jours pour rétablir la confiance des français dans leur gouvernement.
Il ne reste plus que Sarkozy, chahuté certes mais vivant. On ne voit guère qui a droite pourrait lui disputer la place de candidat.
La guerre des Trois n’aura pas lieu.
Et si l’opposition s’est repue de petit lait généreusement offert par les atermoiements de la majorité, les aigreurs d’estomac vont vite la rattraper dès qu’il s’agira de passer aux propositions. Plus facile d’accompagner des manifestants que d’avancer une ébauche de solution au chômage des jeunes.
Concilier sur ce terrain comme sur bien d’autres les points de vue de Bayrou à Besancenot peut donner des migraines même à des experts en synthèse.
A gauche on en est aux escarmouches, alors qu’à droite le problème est réglé : c’est bien le seul résultat positif de ce fiasco.