Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Voila les socialistes français bien timorés, eux si prompts à célébrer les victoires de la gauche en quelque point du globe, en Espagne ou au Chili restent très discrets sur l’Italie.
Surprenante réserve. On n’a pas non plus souvenir que madame Royal soit allée prêter main forte à Romano Prodi. Serait- ce un oubli ?
Non rien de tout cela n’est fortuit. Rien n’est plus risqué pour le PS et ses dirigeants que l’avant goût que la gauche italienne va donner dans les mois qui viennent. Faire cohabiter un centre gauche avec son extrême va révéler qu’il est plus facile de s’unir dans l’opposition que de coopérer dans un gouvernement. Passé le temps des slogans faut-il encore se mettre d’accord pour l’action.
C’est l’impossibilité de cette mission que la victoire de Prodi va mettre en évidence à un an de nos élections.
Pas vraiment le scénario rêvé pour ceux qui prétendent réunir des électeurs de Bayrou aux gauchistes de Besancenot. Or sans réussir ce rassemblement il ne peut y avoir de victoire de la gauche aux élections.
Maudit soit les italiens qui vont montrer aux électeurs français la virtualité de cette coalition. La désillusion que va provoquer le succès de la gauche à Rome justifie qu’à Paris le PS n’ait rien fait pour aider le camarade Prodi.