Le problème qui secoue nos lointains amis guyanais est un marqueur que nos politiciens ne pourront longtemps ignorer ici en métropole.
Ménager la chèvre et le chou en est la traduction triviale. Peut-on satisfaire Borloo et Lagarde en est la transposition politique. Nul besoin d’être prophète pour anticiper que Borloo sera du fait de la crise prochainement renvoyé à ses chères études et que la logique économique prévaudra sur la croyance écologique.
Pour résumer en une phrase. Doit on imposer aux guyanais qui n’en ont cure les normes anti pollution européennes en matière d’approvisionnement en carburant ?
Seul territoire de l’Amérique du sud, représentant moins de 0.1% de sa superficie, à se voir imposer de telles normes, la Guyane française devrait brider son économie pour respecter l’environnement. La hausse subséquente de 30 ou 40% du prix de l’essence met en péril une économie déjà sous perfusion.
Alors faut-il mettre l’économie de ce département à genoux pour un obtenir un effet incommensurable – stricto sensu - sur la pollution ou reconnaître enfin que dans l’hémisphère sud les écolos marchent sur la tête. En attendant d’étendre cette conclusion à l’hémisphère nord ?
Michel COUDERT Candide