Le pétrole devait dépasser les 200 $, le pétrole bon marché ne devait jamais revoir le jour. Le baril est passé ce jour sous le niveau des 40$.
La terre devait se réchauffer, les années chaudes laissant la place à des années encore plus chaudes : l’année 2008 sera l’année la plus froide du siècle.
Si les porteurs de certitude pouvaient prendre une année sabbatique et admettre prudemment en revenant aux affaires que rien n’est moins sur que ce qui est certain, le monde aurait fait un grand bond en avant en laissant aux détenteurs d’idées iconoclastes la chance de se faire entendre, voire de suggérer de nouveaux paradigmes.
Enfermés dans un politiquement correct anémiant et stérilisant, il est bon de rappeler aux orfèvres de la pensée unique – Minc et Attali en tête – que ni l’un ni l’autre n’avaient prévu la crise que nous traversons.
Alors donner crédit pour résoudre les problèmes qu'elle souleve à ceux qui nous ont conduit où nous sommes serait comme confier la lance de pompier au pyromane incendiaire.
Mais si cette rupture avec tous les chamboulements qu’elles préfigure remet à l’heure quelques pendules, si des anomalies comme le statut des médecins – hypocrisie liberto-suicidaire, ou la sécu illimitée pour tous quelque soit le revenu, était remis à plat, l’équité vertu indispensable à la refondation d’un nouveau système social pourrait se substituer à l’égalitarisme dont le modèle précédent s’était inspiré avant de s’écrouler.
Michel COUDERT Candide