Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Les chiffres sont tombées, mauvais nous serine-t-on, pour la sécurité routière. Les français auraient retrouvé leurs vieux démons et le champignon occasionnant ce dérapage dans les statistiques.
Tout est bon pour nous rappeler les sacro saintes limitations de vitesse et ce chiffre des accidents en excès de 6% sur le même mois de l’année précédente, n’est ce pas l’occasion rêvée pour nous serrer la ceinture d’un cran ?
La vérité, c’est qu’il s’agit d’une question de présentation. En avril 2006 il y aura eu 5 week end contre 4 en avril 2005. Chacun sait que le week end est plus accidentogène qu’un jour habituel. Donc ce résultat, quoiqu’il ne constitue pas en valeur absolue un succès, ne signale en rien le renversement d’une tendance générale à la baisse. Mais la comparaison est faussée.
Dommage que le délégué à la sécurité routière n’ait pas jugé opportun de faire cette correction et participe à cette manipulation.