Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le dégât n’est que collatéral, il menace les relations avec les turcs, relations qui, soit dit en passant, ne sont stratégiques ni au plan économique, ni au plan diplomatique. Le président tout occupé qu’il est à ré écrire l’histoire se trouve une fois encore pris entre l’enclume et le marteau : condamné à donner à
Première étape en 2001 : le parlement français légifère et qualifie de génocide le massacre en 1915 par l’Etat turc de plus d’un million d’arméniens. Que nos parlementaires – dont bien peu sont historiens – écrivent l’histoire – et quelque histoire que ce soit – rappelle fâcheusement les méthodes de pays totalitaires. J’ignore à quel titre les représentants du peuple sont qualifiées pour fixer la vérité sur le passé, mais je comprends tous les dangers de cette mise aux voix des pages les moins ragoutantes de l’histoire de l’humanité. C’est à un communiste, un certain Gayssot, que l’on doit la loi liberticide éponyme qui ignore les 100 millions de victimes des Lénine, Mao et autres Pol Pot pour racheter le pacte russo-germanique prélude à l’extermination de 6 millions de juifs.
Deuxième étape, aujourd’hui : la loi précédente n’ayant pas fait taire les nationalistes turcs, le parlement s’est saisi d’une proposition pour rendre délictuelle la discussion de cet évènement. A quand une loi pour certifier de l’existence de Jésus, de la virginité de Jeanne d’arc, du sexe du chevalier de Beaumont ? Il se trouve des députés prétendument républicains pour exiger que la « vérité historique » qui est produit par leur assemblée fasse l’objet de poursuites si d’aventure elle est critiquée.
J’ai le plus grand respect pour l’Arménie, pour nos concitoyens originaires de ce pays dont on n’a pas oublié qu’un français en fut le dernier roi ! Mais d’ici à risquer l’emprisonnement au motif que les Arméniens n’étaient pas 2 millions mais seulement 1,5 million à avoir été trucidé, je n’en vois pas la nécessité.
A réveiller les vieilles haines du passé on exacerbe les tensions entre des peuples qui ne sont pas naturellement enclins à coexister, on favorise les surenchères des extrémistes de chaque bord. Et si les députés plutôt que de ré écrire un jour la mémoire des noirs, un autre celle des antillais, puis celle des arméniens s’occupaient de l’avenir des français, ils risqueraient de faire ce pourquoi ils ont été élus !