Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Chassez le naturel, il revient au galop ! Ce n’est pas la fille d’un colonel de cavalerie qui réfuterait ce dicton. Sa charge contre les trublions de banlieue prend le PS à rebours. N’est-elle pas à son tour en train de labourer sur les terres du FN ? Proposer la ré ouverture sous le contrôle des militaires des maisons de correction va donner des crises d’urticaire à gauche comme à droite.
Remettre les sauvageons dans le droit chemin, responsabiliser leurs géniteurs qui n’applaudiraient pas ? Mais quand les sauvageons sont instrumentalisés par les partis de gauche, quand les instituteurs, les éducateurs sont phagocytés par une idéologie laxiste prônée par ces mêmes partis ou leur relais syndicaux, il faut avoir le courage de s’en départir avant de demander à l’armée d’intervenir.
En fait c’est le naturel autoritaire de la madone des sondages qui ressort de cette prise de position. La populaire Ségolène masque une personnalité peu encline au dialogue, forte tête, arrogante derrière un minois ripoliné. C’est ce penchant brutal qui se démasque au fur et à mesure de ses interventions. Elle ne peut pas toujours se contenter de répéter : « Nous sommes fiers de ce que nous avons fait, et plus fiers encore de ce que nous allons faire». Il lui faut à son tour aller au charbon, plonger les mains dans le cambouis et à en juger par la première saillie, ça va décoiffer même ses plus farouches zélateurs.
Et si au deuxième tour Le Pen affrontait