Décryptage sans complaisance de l'actualité.
On ne va pas gâcher notre plaisir. Après avoir ressuscité les maisons de correction la coqueluche des sondages découvre les méfaits des 35 heures. Il ne lui aura fallu que 5 ans pour prendre la mesure de cette ineptie. Elle en avait mit dix pour revendiquer le credo de la tolérance zéro à appliquer aux trublions de banlieue. A ce rythme la on n’attendra pas longtemps sa conversion à l’économie de marché.
Tel un curé défroqué qui jette aux orties les ornements de sa vie sacerdotale, l’égérie de la gauche abandonne un à un les oripeaux du socialisme. Comme les récents convertis sont souvent les plus ardents défenseurs de leur nouvelle cause la question n’est plus de savoir si elle récupérera des voix de droite, la question est : gardera –t-elle suffisamment de voix de gauche pour arriver en tête dès le premier tour ?
Elle tente de réussir là où les centristes ont toujours échoué, la jonction de la gauche non communiste à la droite parlementaire. C’est ce qu’Angela Merkel a réalisé outre Rhin avec son gouvernement d’union nationale.
Cessons de plastronner : sa démarche a le mérite de carboniser autant les dogmatiques du PS que les ventres mous de l’UDF. Elle va forcer la droite à consommer sa rupture avec le chiraquisme et à abandonner cette prétendue troisième voix mélange incongru de libéralisme et d’étatisme. Les nostalgiques du gaullisme vont devenir orphelins.
On a un peu vite raillé sa candidature. Son projet, si elle le sort du carcan du parti socialiste, peut obtenir un large consensus autour de mesures impopulaires et nécessaires qui pétrifient la droite parlementaire depuis la capitulation de Juppé.