Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Illustration de nos incohérences la querelle sur le travail du dimanche relancée par la décision de fermer Usines Center à Villacoublay. J’entends bien que le septième jour Dieu prit du repos et que dans toutes les sociétés, depuis des lustres, il y a des jours chômés.
Tolérée ici, autorisée là et formellement interdite ailleurs, l’activité dominicale est soumise à une kyrielle de réglementations dans laquelle je doute que le commerçant lambda soit capable de s’y retrouver.
Que chacun puisse des jours convenus être exempté d’une obligation de travail est entré dans les mœurs et ne saurait faire l’objet de marchandage. Mais faire du dimanche un îlot de résistance et interdire, comme le demandent les syndicats, toutes formes de commerce au prétexte qu’il s’agit du Septième jour, relève d’une lecture très peu laïque du rôle de l’Etat. Le travail du dimanche illustre sur un exemple trivial l’impossibilité d’appliquer deux préceptes fondateurs de notre vie sociale : l’égalité devant la loi et l’interdiction de son ignorance.
Malgré les nuits du 4 août que
Faut-il légiférer ou laisser à l’initiative individuelle la responsabilité du choix ? Le jacobin qui sommeilla longtemps en chacun d’entre nous a longtemps fait pencher la balance vers le Tout Etat. Mais quand la complexité des textes rend sa compréhension aléatoire, les passes droits prennent le pas pour pallier les rigueurs de la loi, il est alors temps de remettre tout à plat.
Et si ce retour aux sources du droit permet de créer des emplois on aura fait œuvre d’utilité publique.