Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Un premier secrétaire qui s’érige en justicier face à un premier ministre qui se croit en cours de récré : c’est le désolant spectacle offert aux français à l’heure du JT.
La provocation comme art de gouverner restera la marque de ce premier ministre. Quand le chef de l’exécutif ignore tous les signaux, qu’ils viennent de la société civile ou de ses pairs qui l’invitent à mettre un terme à une aventure dont les français ont pu juger l’inefficacité, quand il s’attaque aux journalistes qui le « diffament », aux députés qui l’ignorent quand ils ne le conspuent pas, à ses ministres qu’il rabroue, contredit mais sollicite il est irresponsable.
L’incident est mineur et révélateur d’un manque d’expérience des foires d’empoigne que sont les municipales, les cantonales sans même parler des législatives. On peut avoir le sang bleu sans être un bleu en politique, on peut aussi être aristo et incapable de faire peuple devant ses représentants.
Provoqué par un sans culotte impertinent le Galouzeau aura manqué l’occasion de prouver qu’il ne mangeait pas de ce vil pain là.