Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La déferlante médiatique est à l’œuvre. Les mécomptes de l’équipe de France lors du tour préliminaire avaient eu ça de bien qu’on était resté à l’abri de la surenchère journalistique.
La résurrection des bleus a ravivé la flamme des verbeux et rien ne nous est épargné, surtout ce qui n’offre pas le moindre intérêt. Cet abêtissement de l’auditeur comme du téléspectateur est porté à un niveau d’indécence que l’on avait mis 8 ans à oublier. Et dire que les pronostiqueurs nous donnent favoris pour la suite des hostilités !
C’est à craindre d’allumer sa radio ou sa télé jusqu’au soir du 9 juillet, même si pendant ce temps là le dictateur nord coréen expédie quelques missiles. Quel manque de tact de nous faire ça au milieu du Mondial. Espérons que la susceptibilité du ténébreux Kim Jong-il n’aura pas été froissée de ne pas avoir eu droit à un entrefilet.
Quand on se souvient que les romains éviscéraient les volatiles pour tenter de connaître le résultat des grandes batailles, on mesure le recul de nos contemporains qui en sont à s’agglutiner devant d’étranges lucarnes pour être tenu informés du dernier pet de travers de leurs fugaces héros des stades.
En tout cas la critique du spectacle fait aussi partie du spectacle ; j’y aurai versé ma modeste contribution.