Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Se mettre en avant pour récupérer les fruits d’une action diplomatique au succès incontesté, joindre le geste à la parole en proclamant une forte contribution au contingent qui devra séparer les combattants et annoncer qu’on en prendra le leadership. C’est bien !
Puis hésiter quant au nombre des militaires qui sera déployé, entre deux et quatre mille nous dit-on, c’est déjà moins bien ! Mais ça devient franchement désolant quand on apprend qu’ils ne seront plus que 200 !
Toutes les raisons sont bonnes pour justifier cette volte face : le risque de représailles des syriens ou des iraniens, l’imprécision de la résolution 1701, la capacité de nos militaires à mobiliser en quelques semaines le nombre de soldats au quel ils se sont engagés, voire des bisbilles au sein du gouvernement… tout ça fait désordre vu l’enjeu de cette opération.
Et si, comme certains le laissent à penser, le problème était pour nos soldats le droit de tirer ? A lire la résolution pondue par notre ministre des Affaires Etrangères, seuls les soldats libanais peuvent faire usage de leurs armes. Notre ministre des armées s’en est étonnée. Envoyer nos soldats au sud Liban sans les doter des moyens de se défendre : il n’y avait qu’un incompétent comme Douste bla bla pour le suggérer. On comprend qu’Hezbollah et israéliens se soient précipités pour signer un accord qui leur laissaient le droit de continuer à s’étriper en présence d’une force d’interposition condamnée à la passivité.
Qu’attend-on pour limoger le con d’Orsay qui a déjà tant fait pour ridiculiser la diplomatie de notre pays ?