Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le fait du jour, c’est ce refus des syndicats d’Axa France d’accepter un aménagement des horaires pour se conformer aux obligations de service en usage dans les call center.
La version diffusée sur les ondes est celle de la direction de la multinationale et on déplore que les syndicats n’aient pas jugé utile d’expliquer le pourquoi de ce blocage. Sans doute ont-t-ils estimé que ne rien dire valait mieux que de justifier une attitude suicidaire. Inutile de développer la nécessité d’apporter aux clients particuliers un service aux heures où ils sont disponibles, c'est-à-dire en fin de journée et le samedi. C’est le motif du blocage. Mille cinq emplois échoueront donc chez les « Indigènes ».
Tentons de sauver la face de ceux qui s’arc boutent sur des principes d’un autre temps, comme si le téléphone gratuit, l’internet, les transports « low costs » n’existaient pas. Qu’ont-ils à proposer à leurs mandants ? La vision étriquée d’un pré carré, la protection des avantages acquis de quelques boeufs vieillissants qui terminent leurs petites carrières en ruminant le bon temps où les « indigènes » étaient réquisitionnés pour suppléer les français défaillants, ou bien la perspective de créer des emplois dans une société conquérante, une meilleure répartition aux quatre coins du globe du fruit des efforts de tous les participants même si c’est au prix d’ajustements négatifs tangibles.
Chez Axa les syndicats on clairement dit : suivez les bœufs ! Car au bout du compte ce sont bien les bœufs qui élisent les syndicats.