Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Hier c’est Jospin qui n’en finit pas de digérer son humiliant premier tour de 2002, et décanille la favorite des prétendants au poste de meilleur des candidats, aujourd’hui c’est Giscard dont la plume témoigne de son inusable capacité à ressasser son septennat raté, en pointant l’immoralité de son poulain, le vieillissant Chirac et lui ôter toute velléité de se présenter pour un troisième mandat.
Ces bassesses sont congénitales chez les « grands » hommes politiques. Giscard oubliant la façon dont il a lâché Pompidou et Jospin son devoir d’inventaire vis-à-vis de Mitterrand. Ils s'autorisent toutes les turpitudes pour accéder au pouvoir et crient à la trahison, quand on leur refait les mêmes coups qui leur ont si bien réussi. Amnésie ou hypocrisie ?
Triste fin de règne pour ces hommes qui ne trouvent plus que dans la nuisance le moyen d’exercer une influence. Peu importe la réalité des faits qui nous sont livrés, peu importe qu’ils aient compromis pour de vrai ou pour de faux la re-élection de l’un, la carrière présidentiable de l’autre : c’est dans chacun des cas le refus d’assumer son passé, ses échecs et sa mise à la retraite anticipée.
Devenir le meilleur ennemi de son propre camp c’est semble-t-il le destin de tous ces piteux revenants. Et Chirac torpillant Sarkozy ne fait que perpétuer la tradition.