Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Même les plus brillants se plantent, font des fautes que le plus humble d’entre nous ne pourrait commettre sauf dans un moment d’égarement. Auréolés de prestige, engoncés dans l’arrogance, assurés de leur bonne étoile ils s’éloignent du sens commun au fur et à mesure qu’ils grimpent sur l’échelle de la notoriété.
Souvenez vous de Nixon entouré des meilleurs qui se dépêtre piteusement dans le Watergate, de Mitterrand et du RainBow Warrior, de Villepin et de son CPE. Le tour serait-il venu pour Sarkozy de se tromper lourdement ?
Sa présence au gouvernement compromet-elle ses chances de candidat ? Poser la question c’est déjà apporter une réponse qui n’est pas celle du petit Nicolas accroché à son maroquin. Et pourtant la campagne est bel et bien lancée, n’en déplaise aux chiraquiens et autres ennemis de l’intérieur. La double casquette permet aux opposants de faire converger leurs tirs sur le personnage, attaquant indifféremment le candidat ou le ministre. Et il faut bien le reconnaître : il leur arrive de faire mouche. Cachan, les Mureaux, Corbeil : ne vaudrait-il pas mieux exposer un second couteau sur ces affaires dont l’issue se joue au loto tant les tireurs de ficelle sont nombreux et rarement bien intentionnés.
Ce qui est en cause c’est le réalisme, pas le QI. Nul ne met en doute ce dernier, encore faut-il que pour s’exprimer on soit toujours en course. Juppé en fit l’amère démonstration lui qui a dissous à contre temps.
Faut-il qu’il y ait beaucoup de haines dissimulées, de cadavres mal refroidis, de snippers embusqués pour compromettre sa nomination, pour risquer d’être déstabilisé mais garder à tout prix le contrôle sur les basses œuvres de la république.