Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ou plus convivial que moi tu meurs…Inutile d’espérer une amorce de polémique de la part du premier ministre. Ni les buralistes, ni Sarkozy, ni les juges, ni les dirigeants d’Airbus n’auront eu à se plaindre de son intervention. Gouverner sans déplaire c’est certainement une obligation à quelques mois des élections si l'on veut éviter de reproduire l’erreur de Giscard se mettant à dos les professions libérales alors qu’il briguait un second mandat. On connaît la suite…
Villepin a mis tant d’eau dans son vin qu’il ne convainc pas,
pas plus sur le tabac puisqu’il évite de sévir dans les lieux où l'herbe se transforme en fumé. C’est bien de l’interdire dans les cours des maternelles, mais il garde droit de cité dans les cafés restaurants et les discothèques où il faudra attendre que les urnes aient tranché pour savoir si une suite sera donnée à cet ersatz de plan,
que sur l’efficacité des juges qu'il courtise avec une indulgence dans la quelle les français ne se reconnaissent pas. Pas question de raviver la critique pourtant documentée sur la mansuétude dont ils font preuve à l’égard des jeunes délinquants,
ou sur le jugement porté sur le désastre Airbus-EADS, qui ménage toutes les parties et montre que les politiques n’assument pas un échec dont ils portent l’essentiel de la responsabilité.
Il aura tout esquivé et simplement confirmé ce que la vox populi murmurait : Villepin ne sera jamais président, même si il a gardé intact une capacité de nuisance qu’il avait décidé ce soir de dissimuler.